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CONSEIL EN ART GRATUIT

Sheila Mary Fell

1931 - 1979

Informations clés

  • Works on APS: 1
  • Museums on APS:
    • Galerie d’Art d’Abbot Hall
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  • Lifespan: 48 years
  • Top 3 works: Cumbrian Landscape
  • Art period: Moderne
  • Nationality: Royaume-Uni
  • Plus…
  • Top-ranked work: Cumbrian Landscape
  • Copyright status: Under copyright
  • Born: 1931, Aspatria, Royaume-Uni
  • Died: 1979
  • Also known as: Sheila Fell

Quiz d'art

Chaque question ne comporte qu'une seule bonne réponse.

Question 1:
Dans quelle ville Frank Auerbach est-il né ?
Question 2:
Quel événement a poussé Frank Auerbach à quitter l'Allemagne pour s'installer en Angleterre ?
Question 3:
Lequel des éléments suivants décrit le mieux les sujets principaux des peintures de Frank Auerbach ?
Question 4:
Au cours de quelle période Auerbach a-t-il développé une relation de travail étroite avec Leon Kossoff, collaborant sur des projets artistiques ?
Question 5:
Quelle est une caractéristique déterminante de la technique de peinture d'Auerbach ?

Frank Auerbach : Une vie peinte dans l'intensité de l'émotion

Né à Berlin en 1931, la vie de Frank Auerbach fut profondément marquée par les événements tumultueux du début du XXe siècle. Son héritage juif et la montée du nazisme forcèrent sa famille à fuir l'Allemagne alors qu'il n'était qu'un enfant, cherchant refuge en Angleterre. Cette expérience – la perte de ses parents durant la Seconde Guerre mondiale et une enfance passée dans un pensionnat progressiste dans le Kent – instilla en lui un profond sentiment de mélancolie et une émotion brute qui deviendraient le cœur même de sa vision artistique. Les premières années d'Auerbach furent marquées par une intensité tranquille, une sensibilité affinée par l'observation et une connexion profonde avec le monde qui l'entourait. Ce socle allait plus tard informer la nature intensément personnelle de ses peintures, lesquelles délaissèrent la représentation traditionnelle au profit d'une expression directe du sentiment.

Sa formation artistique formelle débuta à la St Martin’s School of Art en 1948, où il rencontra l'influence déterminante de David Bomberg. C'est durant cette période qu'Auerbach tissa une amitié étroite avec Leon Kossoff, une relation qui perdurerait tout au long de leurs carrières et influencerait profondément leurs approches artistiques respectives. Le style d'Auerbach commença alors à prendre forme, caractérisé par des couches successives de peinture épaisses, souvent dans des tons sombres et sourds. Cette technique ne visait pas simplement la texture de surface ; il s'agissait d'une tentative délibérée de capturer l'essence de ses sujets, de les imprégner d'une présence et d'une émotion presque palpables. Ses premières œuvres furent largement influencées par le mouvement de l'École de Londres, un groupe d'artistes britanniques qui rejetait les tendances modernistes dominantes pour se concentrer sur la représentation de la vie urbaine et de l'expérience personnelle de manière directe et sans artifice.

Les Modèles : Ancres de résonance émotionnelle

La pratique artistique d'Auerbach fut remarquablement constante sur plusieurs décennies, gravitant autour d'un petit groupe de modèles récurrents. Il ne s'agétait pas de figures idéalisées, mais d'individus réels – son épouse Julia, Juliet Yardley Mills (« J.Y.M. ») et Stella West (« E.O.W. ») – qui servirent d'ancres à ses explorations émotionnelles. Ces relations, fondées sur l'amitié et la confiance, lui offrirent un cadre stable pour explorer les thèmes de l'intimité, de la solitude et des complexités du lien humain. Les modèles étaient rarement posés de manière formelle ; au contraire, Auerbach les peignait dans leur quotidien, capturant des instants fugaces de vulnérabilité et de contemplation silencieuse. Cette approche lui permit de dépasser la simple ressemblance pour plonger dans le paysage psychologique de ses sujets.

Le choix de couleurs sombres – principalement des bruns, des noirs et des gris – n'était pas arbitraire. Elles reflétaient l'état émotionnel propre d'Auerbach, un sentiment de tristesse et d'introspection qui imprégnait une grande partie de son travail. Il travaillait souvent tard dans la nuit, utilisant une seule lampe pour éclairer ses toiles, créant ainsi une atmosphère d'intimité et de vulnérabilité. La technique de l'empâtement épais, cette manière de bâtir la peinture avec une force si délibérée, amplifiait encore cet effet, conférant aux tableaux une qualité tactile qui invite le spectateur à un engagement viscéral. Des critiques comme David Sylvester ont initialement douté que l'œuvre d'Auerbach relève véritablement de la peinture ou de la sculpture, notant l'épaisse couche de matière appliquée, pour finalement reconnaître son profond impact émotionnel.

Une rétrospective et un héritage durable

Malgré un scepticisme initial, la réputation d'Auerbach grandit de manière constante tout au long des années 1970. Une grande rétrospective à la Hayward Gallery de Londres en 1978 permit à son œuvre de toucher un public plus large, consolidant sa place parmi les artistes britanniques les plus importants de sa génération. Ses peintures furent exposées à l'échelle internationale, notamment lors d'une présentation prestigieuse à la Biennale de Venise en 1986. L'influence d'Auerbach s'étendit au-delà de sa propre pratique ; il fut un mentor pour les jeunes artistes et resta dévoué à son art jusqu'à peu avant son décès en 1979.

L'œuvre de Frank Auerbach continue de résonner chez les spectateurs d'aujourd'hui par son honnêteté brute et son intensité émotionnelle. Il a fui les conventions de la peinture traditionnelle, choisissant plutôt de créer des images profondément personnelles et bouleversantes. Ses peintures ne sont pas de simples représentations de la réalité ; elles sont des expressions du sentiment – un témoignage de la capacité de l'art à capturer les complexités de l'expérience humaine. Son héritage réside dans son engagement indéfectible envers sa propre vision unique, une vision ancrée dans la mémoire, la perte et une quête éternelle de connexion.

Connexions et Influences

Le voyage artistique d'Auerbach fut façonné par plusieurs influences clés. Le mouvement de l'École de Londres, avec son accent sur l'observation directe et l'expression émotionnelle, fournit une base cruciale à ses premiers travaux. L'influence de David Bomberg, son mentor à la St Martin’s School of et Art, est particulièrement évidente dans l'usage des couleurs sombres et du coup de pinceau expressif d'Auerbach. De plus, les œuvres d'artistes comme Leon Kossoff, avec qui il partageait une amitié étroite, furent une source d'inspiration constante. L'exploration propre à Kossoff de la vie urbaine et de l'expérience personnelle entrait en résonance profonde avec les préoccupations artistiques d'Auerbach.

Au-delà de ces influences immédiates, Auerbach était également attiré par le travail des maîtres anciens, particulièrement Rembrandt van Rijn. L'usage de la lumière et de l'ombre chez le peintre hollandais, sa capacité à transmettre l'émotion par des gestes subtils et son engagement à capturer l'essence de ses sujets servirent de modèle à l'approche d'Auerbach. L'influence de Jackson Pollock est également notable, notamment dans les premières expérimentations d'Auerbach avec la peinture gestuelle et l'application stratifiée de la matière.

Réception Critique et Reconnaissance

L'œuvre d'Auerbach fit initialement face à des critiques de certains cercles, remettant en question sa technique et son style. Cependant, le vent commença à tourner au milieu des années 1950, grâce notamment au soutien de David Sylvester, qui se fit le champion de la vision unique d'Auerbach. Sylvester comprit que les peintures d'Auerbach n'étaient pas de simples exercices décoratifs, mais de profondes expressions de l'émotion. Ses critiques perspicaces aidèrent à élever le travail d'Auerbach et à l'établir comme une figure majeure de l'art britannique.

Malgré cette résistance initiale, Auerbach continua d'exposer ses œuvres tout au long des années 1960 et 1970, gagnant progressivement la reconnaissance des critiques et des collectionneurs. Sa rétrospective à la Hayward Gallery en 1978 marqua un tournant décisif, scellant sa place parmi les artistes britanniques les plus importants de sa génération. Ses peintures sont aujourd'hui conservées dans des collections prestigieuses à travers le monde, notamment dans la Tate Collection et au British Museum.