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CONSEIL EN ART OFFERT

João Da Motta

L'essentiel

  • Museums on APS: Pinacoteca do Estado de São Paulo
  • Works on APS: 1
  • Art period: Contemporain
  • Born: 1995, Saquarema, Brésil
  • Also known as:
    • Mulambö
    • Joao Da Motta
    • Mulambo
    • João Gabriel Da Motta Wanderley Da Nóbrega
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  • Top 3 works: Rosa Fronteiras
  • Copyright status: Under copyright
  • Nationality: Brésil
  • Top-ranked work: Rosa Fronteiras

Quiz d'art

Chaque question ne comporte qu'une seule bonne réponse.

Question 1:
Où João da Motta est-il né ?
Question 2:
Quelle est la caractéristique principale du style artistique de João da Motta ?
Question 3:
João da Motta était intéressé par quels domaines dès son jeune âge ?
Question 4:
Dans quel musée peut-on voir la peinture « Rosa Fronteiras » de João da Motta ?
Question 5:
Pourquoi João da Motta considère-t-il l'art comme un moyen d'améliorer la société ?

L'Âme de la Périphérie : L'Art de Mulambö

Dans le paysage côtier vibrant de Saquarema, à Rio de Janeiro, une voix artistique unique a émergé des rythmes de la vie quotidienne. João Gabriel da Motta, connu dans le monde entier sous le nom de Mulambö, porte un nom qui est en soi un fragment de récit. Né en 1s95, son pseudonyme est un clin d'œil ludique et nostalgique à son enfance ; il provient du terme portugais esmolambado, un mot que sa mère utilisait pour le décrire lorsqu'il rentrait à la maison après avoir joué au football, couvert de poussière et de la sueur des rues. Cette transition — de João à Mulambö — résume parfaitement sa mission créative : prendre les éléments négligés, « ébouriffés » et marginalisés de la vie suburbaine brésilienne pour les élever dans le royaume du grand art.

Le voyage artistique de Mulambö n'a pas commencé par de grandes toiles, mais par les mondes intimes de la bande dessinée et de l'illustration numérique. Ayant grandi dans la région de Praia da Vila, ses premières années ont été imprégnées d'un héritage familial de créativité qui l'a encouragé à regarder au-delà des frontières conventionnelles. En mûrissant, son attention s'est portée vers la peinture, où il a trouvé un médium capable de capturer les textures brutes de son environnement. Son travail est profondément ancré dans la culture populaire du Brésil, agissant comme un pont entre le local et le global. En utilisant des symboles issus de la périphérie, il redonne un sens aux récits des personnages de la banlieue, transformant le banal en quelque chose de profond et de monumental.

Matérialité et Poétique du Quotidien

Ce qui distingue la technique de Mulambö, c'est son approche radicale de la matérité. Il ne se contente pas de peindre sur une toile ; il insuffle la vie à ce qui est rejeté et sous-estimé. Sa pratique implique une intégration délibérée d'éléments tirés de la réalité quotidienne des faubourgs du Brésil, utilisant des matériaux tels que le carton, la brique, les pneus, et même des photographies de moments familiaux pour construire son langage visuel. Cette méthode lui permet d'explorer les thèmes de l'identité à travers les substances mêmes qui composent son monde. Dans un exemple frappant, il utilise un balai fait de piaçava pour peindre un trident — symbole à la fois de Neptune et de la divinité Exu — transformant ainsi un simple outil ménager en un instrument sacré de création.

Cette connexion tactile avec son environnement s'étend à son usage du symbolisme. Son œuvre présente souvent une tension délicate entre le confort et l'adversité, comme lorsqu'il remplace les brides en caoutchouc d'une tong classique Havaianas® par du fil de fer barbelé. À travers ces interventions, Mulambö explore les complexités de la condition humaine, tissant ensemble quatre piliers centraux de sa poétique : la famille, la culture populaire (incluant les rythmes de la samba et la passion du football), la foi, et le quotidien. Son art est un dialogue continu avec les textures de Saquarema, garantissant que ses racines restent indissociables de sa présence artistique mondiale.

Héritage et Importance Culturelle

La portée du travail de Mulambö réside dans sa capacité à légitimer l'esthétique des marginalisés. En introduisant les symboles du subúrbio dans des institutions prestigieuses telles que la Pinacoteca do Estado de São Paulo, il défie les hiérarchies traditionnelles de ce qui est considéré comme « digne » de contemplation artistique. Sa présence dans les grandes foires d'art, comme la SP-Arte, le marque comme une figure vitale de l'art brésilien contemporain — un artiste qui refuse de séparer son identité de ses origines.

Alors que sa carrière continue d'évoluer, Mulambö demeure un observateur constant de l'esprit humain au sein du paysage de Rio de Janeiro. Ses accomplissements ne se mesurent pas uniquement par ses expositions, mais par sa capacité à faire voir au spectateur la beauté dans le « débraillé » et le sacré dans le commun. Par ses coups de pinceau audacieux et son usage profond de l'iconographie locale, il s'assure que les histoires de Saquarema et de son peuple soient gravées de manière permanente dans la vaste tapisserie de l'art contemporain mondial.