Papier

Guide des œuvres étudiantes

Temps transfixé

Nom Classe Date

René Magritte, Temps transfixé (1938), Art Institute of Chicago. Reproduit à titre de référence ; tous droits réservés par le titulaire des droits. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
René Magritte artsdot.com/fr/artists/rene-magritte_fr/
Dates de l'artiste
1898 – 1967
Peint
1938
Technique mixte
Huile sur toile
Dimensions originales
147 x 99 cm
Mouvement
Le surréalisme Dream logic painted with waking precision: impossible things shown as if they were ordinary.
Époque
Époque moderne
Lieu de l'exposition
Art Institute of Chicago artsdot.com/fr/museums/art-institute-of-chicago-chicago_fr/
Influences
Magritte, De Chirico
Notable elements
Locomotive, cheminée
Style
Hyperréaliste
Subject
Temps, paradoxe

Mise en contexte

Temps transfixé — René Magritte

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 147 × 99 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne.

Date de création

  1. 1890
  2. 1900
  3. 1910
  4. 1920
  5. 1930
  6. 1940
  7. 1950
  8. 1960

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 69 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 40. L'artiste est décédé à l'âge de 69. 153 des 324 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de René Magritte (1898–1967) ▲ cette œuvre, 1938 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1928 Années d'activité principales : 1928–1953 Œuvres tardives : à partir de 1953

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/rene-magritte-temps-transfixe-5ZKEMD-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Brun espresso #644c38

    Palette répertoriée

    • #644C38
    • #957961
    • #29241F
    • #CBC0B4

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Tons terreux La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Brun espresso
    Intensité
    Équilibré Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Contrasté Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Palette unifiée L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Équilibrée Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Couleurs subtiles La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Part des visiteurs ayant consulté cette œuvre au cours des douze derniers mois — 52 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Japon 17,2%3 900 visites
    2. 2 Corée du Sud 9,3%2 100 visites
    3. 3 Espagne 7,0%1 600 visites
    4. 4 Italie 6,2%1 400 visites
    5. 5 France 4,8%1 100 visites
    6. 6 Danemark 4,4%1 000 visites
    7. 7 Allemagne 3,1%700 visites
    8. 8 Belgique 2,6%600 visites
    9. 9 Inde 2,6%600 visites
    10. 10 États-Unis d'Amérique 2,6%600 visites
    11. · 42 autres pays 40,2%9 100 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de René Magritte

    1. 1 Fausse Miroir 10,7%54 400 visites
    2. 2 Le Fils de l'Homme, 1964 9,1%46 300 visites
    3. 3 Temps transfixé, 1938 cette peinture 7,3%37 300 visites
    4. 4 L'Assassin Menacé, 1927 6,3%32 100 visites
    5. 5 La séduisante, 1953 4,8%24 500 visites
    6. 6 Les Amants 3,4%17 500 visites
    7. 7 Valeurs personnelles, 1952 2,9%14 900 visites
    8. 8 La Grande Famille, 1963 2,6%13 300 visites
    9. 9 La condition humaine, 1933 1,6%8 000 visites
    10. 10 La trahison des images (Ce n'est pas une pipe), 1948 1,4%7 300 visites
    11. 11 La Condition Humaine, 1933 1,2%6 200 visites
    12. 12 L'Art de la conversation, 1963 1,2%6 000 visites
    13. 13 L'art de vivre 1,0%5 100 visites
    14. 14 L'Empire de la Lumière 0,9%4 800 visites
    15. 15 Golconda, 1953 0,9%4 800 visites
    16. 16 Mémoire 1, 1938 0,9%4 700 visites
    17. 17 La Carte postale, 1960 0,9%4 500 visites
    18. 18 Clairvoyance 0,9%4 500 visites
    19. 19 Le Magicien, 1952 0,6%3 000 visites
    20. 20 The Therapist 0,6%3 000 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 59,2% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 576 œuvres de cet artiste, dont 473 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 3, captant 7,3% de cette attention (37 300 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Temps transfixé — René Magritte

    A Surreal Encounter: Disruption & Dream in 1938

    Le chef-d'œuvre de 1938 de René Magritte présente une juxtaposition profondément troublante mais captivante une puissante locomotive à vapeur apparemment éclatant des limites d'une cheminée de style classique. Il ne s'agit pas simplement d'une image; c'est un paradoxe visuel, un paysage de rêve méticuleusement rendu qui défie notre perception de la réalité et de la tranquillité domestique.

    Le langage du surréalisme et du réalisme magique

    Exécuté à la hauteur du mouvement surréaliste, cette œuvre incarne les principes fondamentaux d'exploration du subconscient et de défi des attentes logiques de Magritte. Cependant, elle s'appuie également lourdement sur le réalisme magique à travers sa représentation hyper-réaliste de Magritte. Créée dans une période précédant la Seconde Guerre mondiale, cette œuvre d'art peut être interprétée comme reflétant des inquiétudes concernant l'empiètement de la modernité et le bouleversement imminent. Commandée par Edward James, un important mécène surréaliste, la peinture était destinée à créer un effet spécifique à l'intérieur de sa maison Magritte l'avait imaginé poignardant des invités montant un escalier. Cette intention exprime un désir de provoquer la pensée et de remettre en question les perspectives conventionnelles.

    Décoder le symbolisme: Temps, progrès et perturbation

    Le symbolisme est riche et stratifié. Le travail de perturbation représente le pouvoir, le progrès et peut-être même la destruction. Le feu, traditionnellement un symbole de la réalité domestique, devient un portail pour cette intrusion. Je ne sais pas.

    Artiste et musée

    Artiste

    René Magritte

    Né(e) à Lessines, Belgique

    La jeunesse de René Magritte

    Né René François Ghislain Magritte le 21 novembre 1898 à Lessines, en Belgique, l'artiste a évolué dans un univers marqué par l'activité discrète de sa famille. Son père, Léopold Magritte, exerçait les métiers de tailleur et de marchand de textiles, offrant à son fils une éducation stable, bien que sans éclat particulier. Dès l'âge de dix ans, René Magritte avait déjà commencé à rechercher des leçons de dessin formelles, découvrant une inclination précoce pour l'expression visuelle qui allait, à terme, définir l'œuvre de toute une vie.

    Une ombre profonde s'abattit sur son adolescence en 1912, lorsque sa mère, Régina Bertinchamps, se suicida. Cette perte laissa une empreinte indélébile sur son psychisme, introduisant un sentiment de mystère et de dissimulation qui se manifestera plus tard dans ses peintures à travers des figures voilées et des visages obscurcis. Un tel traumatisme personnel nourrit souvent la tension feutrée que l'on retrouve dans ses compositions ultérieures, où le visible et l'invisible coexistent dans un état de friction constante.

    Sa formation académique prit véritablement corps à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, où il étudia de 1916 à 1918. Durant ces années, il s'éloigna des croquis simples de sa jeunesse pour tendre vers une compréhension plus disciplinée de la forme. Cette période d'études académiques lui apporta le socle technique indispensable aux mutations conceptuelles qui allaient suivre, alors qu'il s'orientait vers les mouvements d'avant-garde du début du XXe siècle.

    Développement artistique et premières influences

    Les premières incursions de Magritte dans la peinture, aux alentours de 1915, étaient marquées par une sensibilité impressionniste. Ces efforts initiaux étaient bien loin des énigmes cérébrales qui allaient plus tard définir son nom. Durant la Première Guerre mondiale, son parcours a pris un détour vers le domaine militaire, où il a servi en tant que cartographe au sein de l'armée belge. Cette période de service a apporté un contraste technique et structuré à ses impulsions créatives naissantes. À son retour à ses études, il a commencé à s'éloigner des contours flous de l'impressionnisme, expérimentant plutôt avec les plans fracturés du cubisme et l'énergie dynamique du futurisme. Ces mouvements lui ont offert un moyen de déconstruire le monde visuel, bien qu'il finisse par trouver leurs préoccupations formelles trop limitantes pour sa vision singulière.

    Un changement profond s'est produit lorsqu'il a découvert l'œuvre de Giorgio de Chirico. Le tableau de 1914, Le Chant d'amour, a laissé une impression durable sur lui, introduisant une tension onirique qui a trouvé un écho profond en lui. Cette rencontre l'a aidé à s'orienter vers un style privilégiant la juxtaposition troublante du familier. Il a également puisé son inspiration dans les peintures de William Degouve de Nuncques, dont l'influence a contribué au développement de son esthétique unique. Ces premières années furent une période de quête, un temps où il a traversé divers styles d'avant-garde pour trouver un langage capable d'exprimer la logique étrange de l'inconscient.

    Les années parisiennes et le surréalisme

    Dès 1927, la quiétude de sa vie belge s'efface devant l'énergie impétueuse de Paris. Ce déplacement marque un tournant décisif dans sa trajectoire, alors qu'il s'immerge profondément au sein du groupe surréaliste. Dans les cafés et les ateliers de la capitale, il découvre une communauté de penseurs partageant ses aspirations, tissant des liens d'amitié avec des figures telles qu'André Breton, Paul Éluard et Salvador Dalí. Ces rencontres ne sont pas de simples interactions sociales ; elles constituent de véritables alignements intellectuels qui vont aider à définir sa place au sein du mouvement. Il traverse cette période avec une détermination constante, cherchant à traduire l'irrationnel dans un langage visuel qui vient défier la logique même du monde éveillé.

    Sa transition vers ce nouveau mode d'expression avait pourtant déjà amorcé ses premiers pas en 1926 avec la création de Le Jockey Perdu, une œuvre largement reconnue comme son premier tableau véritablement surréaliste. Cette incursion précoce dans l'inattendu précède son immersion formelle dans la scène parisienne. Durant son séjour dans la ville, sa vie professionnelle prend une forme plus structurée, bien que précaire. En 1929, il est engagé par la galerie Goemans à Paris, aux côtés de Jean Arp et Yves Tanguy. Cette période d'association formelle lui offre une brève parenthèse de stabilité, avant que les complexités de la décennie ne finissent par le ramener vers son pays d'origine.

    Le retour à Bruxelles et l'aventure publicitaire

    Le départ de Paris en 1930 marqua pour Magritte une période de redirection pragmatique. De retour à Bruxelles, il chercha la stabilité à travers l'application commerciale de ses compétences visuelles. Avec son frère, Paul, il fonda une agence de publicité, une entreprise qui exigeait une approche disciplinée de l'imagerie et de la typographie. Cette vie professionnelle ne constituait pas une rupture avec ses instincts créatifs, mais plutôt un raffinement de ceux-ci, alors qu'il naviguait à l'intersection de l'art et du commerce.

    Son gagne-pain était souvent lié au monde industriel et au banal. Il travailla comme dessinateur pour une manufacture de papiers peints, et son expertise fut sollicitée par l'usine Usines Peters-Lacroix (U.P.L.) en tant que designer. Ces années de labeur commercial lui apportèrent un revenu régulier ainsi qu'une familiarité profonde avec les textures et les motifs des objets du quotidien. Cette précision technique allait, par la suite, nourrir la clarté de ses œuvres les plus philosophiques. Il trouva également du travail dans l'industrie cinématographique, concevant des affiches pour le distributeur de films sonores allemand Tobis Klangfilm. Pour ces missions, il adopta le pseudonyme d'« Emair », un masque qui lui permettait d'évoluer dans la sphère commerciale tout en maintenant une certaine distance professionnelle.

    La période Renoir et le surréalisme baigné de lumière

    Au milieu des années 1940, l'esthétique de René Magritte a connu une métamorphose remarquable. Entre 1943 et 1947 environ, l'artiste s'est éloigné des tonalités sombres et mélancoliques qui avaient caractérisé une grande partie de sa production surréaliste initiale. Cette phase, souvent désignée comme sa période Renoir, l'a vu adopter une palette de couleurs vives et des compositions tendant vers l'optimisme. Ce fut une rupture avec la tension psychologique pesante de ses années précédentes, privilégiant désormais une sensation de clarté et de lumière.

    Cette évolution stylistique n'était pas un simple caprice, mais était profondément ancrée dans le climat intellectuel de l'époque. Son travail durant ces années fut influencé par le manifeste Le Surréalisme en plein soleil. Puisant son inspiration dans l'œuvre du peintre Pierre-Auguste Renoir, René Magritte a embrassé une approche plus lumineuse de ses sujets. Les ombres qui obscurcissaient autrefois ses figures ont laissé place à une qualité plus ouverte, baignée de soleil. Bien que ce changement ait été accueilli avec un certain scepticisme par ses contemporains du mouvement surréaliste, il a représenté un moment crucial d'expérimentation personnelle dans sa longue carrière.

    Technique et style visuel emblématique

    L'approche de René Magritte face à la toile se distinguait par une précision méticuleuse, presque clinique. Il fuyait la touche expressive et désordonnée tant prisée par nombre de ses contemporains, privilégiant au contraire un style qui rendait l'impossible avec une clarté saisissante. En employant des techniques réalistes pour dépeindre des scénarios illogiques, il dépouillait le spectateur du confort du familier. Cette limpidité était essentielle à sa méthode de création de paradoxes visuels, où la précision de l'exécution rendait l'étrangeté du sujet encore plus troublante.

    Son imagerie reposait largement sur la juxtaposition d'objets ordinaires au sein de contextes inattendus. Il revenait fréquemment à un vocabulaire de motifs bien précis : le chapeau melon, la pomme et le torse féminin. Ces objets, une fois dépouillés de leur utilité mondaine, devenaient les symboles d'une réalité plus profonde et cachée. Il manipulait souvent la relation entre un objet et sa représentation, notamment par l'usage du texte au sein de ses peintures, afin de défier la perception du spectateur face au langage et à l'image. Cette friction intellectuelle était d'autant plus accentuée par son recours aux visages voilés et aux objets flottants, qui venaient rompre les lois naturelles de la gravité et de l'identité.

    La Trahison des images (1929)

    Le Fils de l'homme (1964)

    Les Amants (date inconnue)

    Le Château des Pyrénées (1959)

    Temps suspendu (1938)

    Chefs-d'œuvre emblématiques et œuvres iconiques

    Les toiles de René Magritte fonctionnaient souvent comme des énigmes visuelles conçues pour ébranler les certitudes du spectateur. En 1929, il a produit La Trahison des images, une œuvre qui présente une pipe méticuleusement rendue, accompagnée de la déclaration « Ceci n'est pas une pipe ». Ce paradoxe impose une confrontation avec le fossé qui sépare l'objet de sa représentation. Son exploration du thème du dissimulation a atteint un sommet poignant avec la série de 1928, Les Amants. Ces quatre variations dépeignent des figures tentant de s'embrasser à travers des voiles de tissu blanc, un motif qui transforme l'intimité en un sentiment de profonde frustration.

    L'artiste possédait également un talent pour bouleverser la logique de l'espace domestique et physique. En 1938, Temps suspendu présentait une lourde locomotive surgissant à travers un mur de briques, une scène qui défie la stabilité de l'architecture. Cette capacité à placer le banal dans des décors impossibles est devenue la marque de fabrique de sa période de maturité. En 1953, Golconde a peuplé un ciel de dizaines d'hommes presque identiques, vêtus de longs manteaux sombres et de chapeaux melons. Ces figures apparaissent dans un treillis tridimensionnel, suspendues dans les airs comme capturées dans un instant de chute ou d'ascension.

    Même durant ses dernières années, certains symboles sont restés constants. Le Fils de l'homme, créé en 1964, met en scène un homme au chapeau melon dont le visage est partiellement occulté. Cette répétition du « petit homme » bourgeois et du chapeau melon a aidé à établir un langage visuel à la fois simple et profondément troublant. Son œuvre demeure une étude sur la tension entre ce qui est vu et ce qui est connu.

    Où voir ses œuvres aujourd'hui

    La préservation de ses énigmes visuelles est répartie entre plusieurs institutions majeures, garantissant que sa présence demeure palpable tant en Europe que dans les Amériques. À Bruxelles, le Musée Magritte, situé dans le quartier de Jette, offre un espace dédié à sa production, niché dans la maison même où il a vécu et travaillé pendant vingt-quatre ans. Ce lieu demeure profondément lié à son histoire personnelle, l'appartement où il résidait avec son épouse, Georgette, ayant fourni une grande partie de l'inspiration à ses compositions. À proximité, les Musées Royaux des Beaux-Arts conservent également une part importante de ses peintures, entretenant ainsi le lien belge avec son exploration surréaliste.

    Son influence s'étend de l'autre côté de l'Atlantique, où des collections américaines abritent plusieurs de ses toiles emblématiques. Le Museum of Modern Art à New York conserve une sélection de ses œuvres, tandis que la Menil Collection à Houston, au Texas, est la demeure du tableau Golconde peint en 1953. Ces lieux permettent une étude continue de la manière dont il a manipulé le familier pour engendrer l'inattendu.

    Les Amants (date inconnue)

    Le Fils de l'homme (1964)

    L'Évocation du temps (1938)

    La Trahison des images (1929)

    Musée

    Art Institute of Chicago

    Exposé à Chicago, États-Unis d'Amérique

    Aperçu de l'Art Institute of Chicago

    L'Art Institute of Chicago est un musée d'art privé et à but non lucratif situé à Chicago, dans l'Illinois, aux États-Unis d'Amérique. Depuis sa fondation en 1879, l'institution s'est imposée comme une présence majeure au cœur de Grant Park. L'empreinte physique du musée s'étend désormais sur près d'un million de pieds carrés, englobant une multitude d'espaces qui abritent un vaste assemblage de l'expression humaine. Cette envergure permet une rencontre intime avec des œuvres traversant les siècles et les continents.

    Derrière ces murs, la collection conserve près de 300 000 œuvres. Le volume impressionnant de ces collections permet une étude approfondie de mouvements divers, des antiquités de l'Égypte ancienne au modernisme américain du XXe siècle. On peut se surprendre à contempler les toiles texturées de Vincent van Gogh ou les points de couleur méticuleux d'un Georges Seurat. La présence de ces objets instaure un véritable dialogue entre le spectateur et l'histoire du langage visuel.

    Le patrimoine du musée comprend plusieurs pièces emblématiques qui définissent son caractère unique :

    A Sunday Afternoon on the Island of La Grande Jatte, 1886 - Georges Seurat

    American Gothic, 1930 - Grant Wood

    Nighthawks - Edward Hopper

    The Child's Bath, 1893 - Mary Cassatt

    Origines et évolution historique

    Les racines de cette institution remontent à 1866, avec la fondation de la Chicago Academy of Design. Cette première itération a traversé des épreuves considérables lorsque le Grand Incendie de Chicago en 1871 a laissé son prédécesseur lourdement endetté. Le chemin vers l'organisation actuelle a nécessité une période de transition et de reconstruction. En 1879, la Chicago Academy of Fine Arts a acquis des actifs lors d'une vente aux enchères, jetant ainsi les bases de l'institution qui existe aujourd'hui. Ce processus de renouveau et de croissance a finalement conduit à un changement de nom officiel le 23 décembre 1882, lorsqu'elle est devenue l'Art Institute of Chicago.

    L'institution a grandi pour devenir l'un des musées d'art les plus anciens et les plus vastes des États-Unis. Son développement est intimement lié à l'histoire même de Chicago, évoluant d'une modeste académie vers un immense dépositaire de l'expression humaine. L'envergure de la collection et la diversité de ses fonds témoignent d'un engagement de longue date envers la préservation de l'art, à travers des décennies de mutations et d'expansions urbaines.

    Architecture et conception architecturale

    La structure principale fut initialement conçue pour l'Exposition universelle de 1893. Imaginé par le cabinet Shepley, Rutan and Coolidge, l'édifice déploie une majestueuse façade de style Renaissance italienne face à Michigan Avenue. La loggia d'entrée, rythmée par ses arcades, s'ouvre sur trois grands arcs palladiens soutenus par des demi-colonnes corinthiennes, créant ainsi un seuil solennel qui invite à la découverte d'un dédale de galeries. Ce cœur historique entretient un dialogue direct avec l'Aile Moderne, une structure de verre et d'acier conçue par Renzo Piano et inaugurée en 2009 pour agrandir l'emprise du musée.

    L'architecture témoigne d'une transition fascinante, passant de l'opulence des détails de la fin du XIXe siècle à une approche contemporaine privilégiant la lumière naturelle et le design durable. La maçonnerie massive des salles d'origine rencontre les volumes transparents et aériens de l'extension moderne. Cette juxtaposition reflète l'évolution de la ville elle-même, passée d'un avant-poste de la frontière à une métropole mondiale. Aujourd'hui, l'emprise du bâtiment s'étend sur près d'un million de pieds carrés, englobant diverses extensions telles que l'Auditorium Fullerton et la bibliothèque Ryerson.

    Collections Impressionnistes et Post-Impressionnistes

    La collection abrite des chefs-d'œuvre emblématiques du mouvement impressionniste, où l'étude de la lumière s'érige en sujet primordial. Claude Monet, à travers son œuvre Floden, parvient à capturer l'essence même de l'atmosphère des paysages français, témoignant de l'obsession de l'artiste pour la manière dont la lumière transmute les décors naturels. À proximité, La Dame au piano de Pierre-Auguste Renoir nous offre une méditation sur la tranquillité domestique. L'œuvre déploie des nuances pastel d'une grande douceur pour dépeindre un après-midi baigné de soleil, jouant avec la lumière qui filtre à travers une fenêtre pour illuminer la silhouette assise et le vernis éclatant de l'instrument.

    Le passage vers le post-impressionnisme se manifeste par une transition vers une émotion profonde et des surfaces texturées. L'intensité de La Berceuse, Portrait de Madame Roulin de Vincent van Gogh s'exprime par une application de la peinture hautement tactile et vibrante. Ces œuvres s'éloignent de la simple observation pour embrasser une expression plus intime et personnelle du sujet. Enfin, Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte de Georges Seurat propose une approche radicalement différente de la lumière et de la forme, utilisant une multitude de points de couleur méticuleux pour composer une scène de loisirs parisienne.

    Floden, vers 1868

    La Dame au piano, 1875

    La Berceuse, Portrait de Madame Roulin, 1889

    Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte, 1886

    Chefs-d'œuvre de la collection permanente

    La présence d'American Gothic de Grant Wood offre une méditation sur la gravité rurale et la rigueur de la composition. À proximité, Nighthawks d'Edward Hopper capture le silence de la solitude urbaine à travers un jeu subtil d'ombres et de lumières. Ces œuvres s'imposent comme de véritables ancres physiques au sein des galeries, invitant le spectateur à une observation lente et contemplative de leurs qualités formelles.

    La collection abrite également des exemples magistraux de la pratique impressionniste et post-impressionniste. Les Nymphéas de Claude Monet célèbrent la lumière et la couleur, tandis que The Child's Bath de Mary Cassatt dépeint une scène de paix domestique à travers des nuances pastel d'une grande douceur. Ces peintures permettent une rencontre directe avec la touche et les textures qui ont défini leurs mouvements respectifs.

    Dans les recoins plus intimistes, Pablo Picasso dévoile son Vieil Accordéoniste dans ses tons sombres, une œuvre qui possède un poids émotionnel singulier au sein de cet ensemble de l'expression humaine. Chaque pièce demeure un point de focalisation essentiel pour quiconque s'attarde devant la présence magnétique des toiles originales.

    American Gothic, 1930

    Nighthawks

    The Child's Bath, 1893

    Nymphéas, 1906

    Le Vieil Accordéoniste

    Expositions et recherche scientifique

    L'institution maintient un engagement rigoureux envers la préservation et l'étude de ses collections grâce à un département dédié à la conservation et à la science de la conservation. Dans ce cadre, cinq laboratoires de conservation offrent l'environnement technique indispensable pour protéger l'intégrité physique de la collection. Ces installations veillent à ce que la réalité matérielle de chaque objet demeure intacte pour les générations de chercheurs et d'observateurs à venir.

    La quête intellectuelle s'appuie sur les bibliothèques Ryerson et Burnham. En tant que l'un des plus vastes dépôts d'histoire de l'art et d'architecture du pays, ces bibliothèques constituent le socle intellectuel essentiel aux activités de recherche du musée. La profondeur de ces archives soutient l'étude continue des œuvres exposées dans les galeries. Au-delà de la collection permanente, le musée accueille chaque année plus de 30 expositions spéciales, offrant un regard renouvelé et tourné vers des mouvements spécifiques ou des périodes historiques majeures.

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

    Code QR renvoyant à la page de téléchargement de Temps transfixé

    artsdot.com/fr/art/download/rene-magritte-temps-transfixe-5ZKEMD-fr/

    Citer cette œuvre

    MLA
    Magritte, René. Temps transfixé. 1938, Art Institute of Chicago. https://artsdot.com/fr/art/rene-magritte-temps-transfixe-5ZKEMD-fr/
    APA
    Magritte, René (1938). Temps transfixé [Painting]. Art Institute of Chicago. https://artsdot.com/fr/art/rene-magritte-temps-transfixe-5ZKEMD-fr/
    Chicago
    René Magritte. Temps transfixé. 1938. Art Institute of Chicago. https://artsdot.com/fr/art/rene-magritte-temps-transfixe-5ZKEMD-fr/
    Harvard
    Magritte, René (1938) Temps transfixé. Art Institute of Chicago. Available at: https://artsdot.com/fr/art/rene-magritte-temps-transfixe-5ZKEMD-fr/

    Regardez de plus près

    Temps transfixé — René Magritte

    Regardez de plus près

    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : le surréalisme, le temps, les progrès réalisés. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    4. Revenez sur L'Assassin Menacé (1927), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Le surréalisme : Dream logic painted with waking precision: impossible things shown as if they were ordinary. Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Quiz d'art

    Temps transfixé — René Magritte

    Connaissez-vous bien cette œuvre ?

    Cochez une réponse pour chacune des 5 questions ci-dessous. Chaque question possède exactement une seule bonne réponse.

    1. 1. Quel est le sujet principal de l’œuvre "Time Transfixed" ?

      • A Un paysage urbain réaliste
      • B Une locomotive sortant d'une cheminée
      • C Un portrait d'un homme en costume
    2. 2. Dans quel mouvement artistique cette œuvre est-elle principalement classée ?

      • A Le Cubisme
      • B Le Surréalisme
      • C L'Impressionnisme
    3. 3. Quel élément de la composition contribue le plus à l’effet de surprise et d’étrangeté de l’œuvre ?

      • A La symétrie parfaite du décor
      • B L'intrusion inattendue de la locomotive
      • C L'utilisation de couleurs vives
    4. 4. Selon René Magritte, quel était l’objectif initial de cette œuvre pour son commanditaire, Edward James ?

      • A Créer une décoration murale pour un salon
      • B Intruder sur les visiteurs en montant l'escalier
      • C Servir de tableau d'affichage publicitaire
    5. 5. Quelle technique picturale est particulièrement mise en valeur dans "Time Transfixed" ?

      • A L’impressionnisme à l'huile
      • B Le réalisme photographique
      • C La précision du détail et la superposition des couleurs

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

    Ceci commence une nouvelle page imprimée, ce qui permet de l'exclure simplement des exemplaires.

    1B · 2B · 3B · 4B · 5C

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    Quelle est la luminance de «Temps transfixé» de René Magritte ?

    La luminance enregistrée pour «Temps transfixé» de René Magritte est de Ombre douce.

    Quelle palette de couleurs utilise "Temps transfixé" ?

    La palette de «Temps transfixé» de René Magritte est décrite comme étant Tons terreux. Il s'agit d'une description concise des couleurs de l'œuvre.

    À quelle étape de la carrière de René Magritte appartient « Temps transfixé » (1938) ?

    «Temps transfixé», créé en 1938, appartient à la période Période de maturité de la carrière de René Magritte.