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Guide des œuvres étudiantes

Autoportrait

Nom Classe Date

Pablo Picasso, Autoportrait (1901). Reproduit à titre de référence ; tous droits réservés par le titulaire des droits. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
Pablo Picasso artsdot.com/fr/artists/pablo-picasso_fr/
Dates de l'artiste
1881 – 1973
Peint
1901
Technique mixte
Huile sur toile
Dimensions originales
81 x 60 cm
Mouvement
Cubist Expressionism Objects broken apart and shown from several viewpoints at once, all flattened onto one surface.
Époque
Époque moderne
Artistic style
Style expressionniste
Influences
Cézanne, Cubisme
Notable elements or techniques
Couleurs vives et formes déformées
Subject or theme
Portrait de Picasso lui-même

Mise en contexte

Autoportrait — Pablo Picasso

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 81 × 60 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne.

Date de création

  1. 1880
  2. 1890
  3. 1900
  4. 1910
  5. 1920
  6. 1930
  7. 1940
  8. 1950
  9. 1960
  10. 1970

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 92 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 20. L'artiste est décédé à l'âge de 92. 36 des 1098 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de Pablo Picasso (1881–1973) ▲ cette œuvre, 1901 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1906 Années d'activité principales : 1906–1939 Œuvres tardives : à partir de 1939

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/pablo-picasso-autoportrait-8XYNTU-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Vert de mer #375b82

    Palette répertoriée

    • #375B82
    • #172032
    • #C5C6B4
    • #2A4060

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Nom de la couleur principale
    Vert de mer
    Intensité
    Monochromatique Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Délicat Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Palette unifiée L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Ombres profondes Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Saturation modérée La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de Pablo Picasso au cours des douze derniers mois — 114 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 32,5%159 300 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 7,0%34 200 visites
    3. 3 France 5,0%24 600 visites
    4. 4 Italie 5,0%24 400 visites
    5. 5 Allemagne 4,7%23 000 visites
    6. 6 Espagne 4,3%20 900 visites
    7. 7 Japon 2,8%13 700 visites
    8. 8 Brésil 2,3%11 500 visites
    9. 9 Mexique 2,0%9 600 visites
    10. 10 Inde 1,8%8 900 visites
    11. · 104 autres pays 32,6%160 400 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de Pablo Picasso

    1. 1 Guernica, 1937 9,9%78 900 visites
    2. 2 Trois musiciens, 1921 8,6%68 900 visites
    3. 3 Les Jeunes Dames d'Avignon, 1907 3,3%26 300 visites
    4. 4 Portrait d'Ambroise Vollard, 1910 2,1%17 000 visites
    5. 5 Un garçon avec une pipe, 1905 1,6%12 900 visites
    6. 6 Deux femmes courant sur la plage (La course), 1922 1,3%10 200 visites
    7. 7 Autoportrait, 1906 1,0%7 700 visites
    8. 8 Femmes d'Alger (Version O), 1955 0,7%5 900 visites
    9. 9 Amitié, 1908 0,7%5 900 visites
    10. 10 La Vie (Life), 1903 0,7%5 200 visites
    11. 11 Paysage méditerranéen, 1952 0,6%4 500 visites
    12. 12 Musicien à la guitare, 1910 0,5%4 300 visites
    13. 13 Enfant avec une colombe, 1901 0,5%4 000 visites
    14. 14 La femme avec un livre, 1932 0,5%3 800 visites
    15. 15 Portrait de Dora Maar, 1937 0,5%3 600 visites
    16. 16 Sabartes, 1901 0,4%3 400 visites
    17. 17 Le Taureau (plate X), 1946 0,4%3 300 visites
    18. 18 Saltimbanques (La Famille de Saltimbanques), 1905 0,4%3 200 visites
    19. 19 Mère et enfant (Marie-Thérèse et Maya), 1938 0,4%3 000 visites
    20. 1126 Autoportrait, 1901 cette peinture 0,0%100 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 34,1% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 2304 œuvres de cet artiste, dont 1593 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 1126, captant 0,0% de cette attention (100 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Autoportrait — Pablo Picasso

    Une fenêtre sur l'expressionnisme naissant : l'Autoportrait de Picasso

    L'Autoportrait de Pablo Picasso, achevé en 1901, s'érige comme un témoignage saisissant de l'esprit avant-gardiste bourgeonnant du début du XXe siècle et marque un moment charnière dans les années de formation de l'artiste. Cette composition, d'une simplicité trompeuse, dissimule une exploration profonde de l'émotion et de la complexité psychologique — des caractéristiques qui allaient définir l'œuvre de Picasso pour les décennies à venir. Il ne s'agissait pas simplement d'une tentative de capturer une ressemblance ; c'était un acte délibéré de découverte de soi artistique, reflétant les courants intellectuels turbulents qui agitaient l'Europe à l'époque. Le tableau se distingue immédiatement par son adoption stylistique de l'Expressionnisme, abandonnant le détail méticuleux au profit de formes déformées et d'une palette qui transmet un sentiment de vérité brute et sans artifice.

    Le regard de l'artiste est inflexible, dirigé droit vers le spectateur avec une intensité qui exprime à la fois vulnérabilité et détermination. Ce n'est pas un portrait célébrant la beauté ou la grandeur ; c'est une confrontation avec le tumulte intérieur, rendu palpable par des coups de pinceau expressifs et des teintes sourdes dominées par les bruns et les noirs. Les cheveux sombres et la barbe contribuent à cette atmosphère sombre, symbolisant peut-être l'introspection et la contemplation — des thèmes prédominants dans les débats philosophiques de la période concernant le rôle de l'art dans l'expression de l'expérience subjective. Pour le collectionneur averti ou le décorateur d'intérieur, cette pièce offre une ancre émotionnelle profonde, apportant un sentiment de profondeur intellectuelle et de gravité historique à tout espace soigneusement aménagé.

    Technique, influence et héritage de la forme

    La vision artistique de Picasso n'est pas née dans un vide ; il s'est largement inspiré du travail pionnier de Paul Cézanne, dont la simplification géométrique et l'accent mis sur la structure sous-jacente ont profondément impacté l'approche de la représentation chez Picasso. L'insistance de Cézanne à capturer l'essence de la forme plutôt qu'à répliquer servilement les apparences visuelles a trouvé un écho profond dans le désir de Picasso de transcender la simple imitation. Cette influence est évidente dans l'aplatissement subtil des plans au sein du portrait, suggérant des explorations révolutionnaires de l'illusion spatiale. À travers cette technique, l'œuvre de 1901 sert de document fondateur dans l'histoire de l'art moderne, signalant une rupture décisive avec les conventions traditionnelles.

    Au-delà des considérations stylistiques, l'Autoportrait porte un poids symbolique significatif. Le regard chercheur et interrogateur de l'artiste représente non seulement son propre état psychologique, mais aussi les angoisses plus larges entourant l'innovation artistique et le changement social. Picasso était aux prises avec des questions d'identité, de vocation et du rôle de l'art face aux vérités dérangeantes. Les couleurs atténuées servent de métaphore visuelle à cette obscurité intérieure, reflétant la préoccupation de l'artiste pour les thèmes de la mortalité et du désenchantement. En tant que chef-d'œuvre ayant ouvert la voie à des mouvements tels que le Cubisme, posséder une reproduction de haute qualité de cette œuvre emblématique permet de s'approprier une pièce qui incarne l'esprit même de la rébellion artistique et d'une profonde intuition psychologique.

    Artiste et musée

    Artiste

    Pablo Picasso

    Né(e) à Málaga, Espagne

    Jeunesse, Famille et Formation

    Dans la ville de Málaga, en Espagne, un enfant nommé Pablo Picasso entra dans ce monde le 25 octobre 1881. Il naquit de María Picasso y López et José Ruiz Blasco, un homme qui comprenait le poids du pinceau et la discipline de la toile. Dès ses premières années, l'enfant manifesta un attrait insatiable pour le dessin, un talent qui semblait s'exprimer dès ses toutes premières tentatives de langage. Son père, lui-même peintre, reconnut l'étincelle chez son fils et prit sur lui de cultiver cette aptitude naissante. Sous l'œil vigilant et discipliné de son père, le garçon apprit les fondamentaux du dessin de figure et les complexités de la peinture à l'huile, maîtrisant l'art de copier les maîtres anciens et d'étudier les formes des moulages en plâtre.

    Le chemin de la famille les mena finalement à travers A Coruña jusqu'à Barcelone, mais ces années de croissance furent assombries par un deuil silencieux et pesant. Lorsque Pablo n'avait que sept ans, sa sœur Conchita fut emportée par la diphtérie. Cette première rencontre avec la perte laissa une marque indélébile sur le foyer, une mélancolie qui finirait par s'immiscer dans les tonalités de ses œuvres ultérieures. Malgré le poids de tels chagrins, sa progression technique demeura d'une rapidité stupéfiante. À l'âge de treize ans, il affrontait déjà les rigoureux examens d'entrée pour les classes avancées à Barcelone. Tandis que d'autres étudiants travaillaient pendant des semaines pour prouver leur valeur, il acheva les épreuves en une seule semaine, faisant preuve d'une précision qui laissa ses instructeurs en admiration devant son aptitude naturelle.

    Les Années Formatives en Espagne

    Le destin du jeune garçon s'éloigna de la chaleur de Málaga lorsque sa famille s'installa à A Coruña en 1891. Ce fut une époque de paysages changeants et de talent grandissant, alors qu'il commençait à naviguer à travers les structures formelles de la formation artistique. Ses mains, révélant déjà une aptitude remarquable pour le graphite et le papier, s'animaient avec une précision qui laissait souvent ses instructeurs stupéfaits. Étudiant à l'École des Beaux-Arts de Barcelone, son talent commença rapidement à surpasser les leçons traditionnelles de l'académie. En quête de dépassement, il se retrouva finalement à l'Académie Royale de Saint-Ferdinand à Madrid, mettant ses limites à l'épreuve face aux attentes rigides des maîtres.

    Des ombres planèrent sur la famille durant ces années, notamment lorsque la perte de sa sœur, Conchita, emportée par la diphtérie, fit peser un poids immense sur leurs vies. Ce deuil poussa la famille à s'installer à Barcelone, une ville qui allait devenir un pilier central de son développement précoce. Dans ces rues, le jeune artiste s'affranchissait déjà de la simple imitation des œuvres de son père. Esprit inquiet et rebelle, il se heurtait souvent aux contraintes académiques strictes de ses études. Il préférait s'immerger dans l'univers des maîtres anciens, cherchant une manière de percevoir le monde qui lui soit entièrement propre.

    Première Communion (1896)

    Science et Charité (1897)

    La Période Bleue et la Période Rose

    Alors que le jeune homme traversait ses premières années, une mélancolie profonde commença à s'infiltrer dans ses coups de pinceau. Entre 1901 et 1904, il entra dans ce que l'on appelle la Période Bleue. Cette ère est née du poids écrasant des épreuves personnelles et d'une conscience aiguë de la souffrance sociale qui l'entourait. Il tourna son regard vers les marginalisés, peignant les solitaires, les aveugles et les mendiants dans des nuances sombres et monochromes d'indigo et d'azur. Ces toiles ne se contentaient pas de dépeindre des individus ; elles capturaient un sentiment d'isolement qui semblait faire écho à son propre paysage intérieur. Les couleurs étaient froides, reflétant un monde qui paraissait lointain et impitoyable.

    Dès 1904, les ombres commencèrent à reculer, remplacées par une mutation tant du tempérament que de la palette chromatique. Cette transition mena à la Période Rose, qui dura jusqu'aux alentours de 1906. Les bleus profonds cédèrent la place à des teintes plus chaudes et plus optimistes de rose, d'orange et de rouge. Durant ces années, ses sujets changèrent également, se concentrant souvent sur les figures du cirque, tels que les acrobates et les arlequins. Cette période révéla un homme réagissant au monde à travers la température changeante de ses couleurs, s'élevant des profondeurs du chagrin vers une réalité plus nuancée et colorée.

    1901: Sabartes

    1905: Saltimbanques (La Famille de Saltimbanques)

    L'Éveil du Cubisme

    Lorsqu'il s'installe à Paris en 1904, l'esprit insatiable de l'artiste cherchait déjà un moyen de démanteler les règles traditionnelles de la vision. Loin de travailler en isolation, il cofondera le mouvement cubiste, une rupture radicale avec la manière dont la toile était perçue depuis des siècles. Ce fut une période d'expérimentation profonde, où le monde solide commença à se briser en une mosaïque de formes géométriques. Il cherchait à capturer l'essence même d'un objet en le présentant sous de multiples angles simultanément, brisant ainsi l'illusion d'une perspective unique et fixe.

    La première phase de cette révolution fut connue sous le nom de Cubisme Analytique. Durant cette étape, il travaillait avec une palette de couleurs sourdes, disséquant les formes en plans fragmentés et superposés, comme s'il pratiquait une véritable autopsie visuelle du sujet. Les teintes étaient souvent sombres, concentrant l'attention du spectateur sur la structure et la géométrie complexe de la composition plutôt que sur la chaleur de la couleur. C'était une approche cérébrale et disciplinée de l'acte de voir.

    À mesure que ses idées évoluaient, il s'orienta vers le Cubisme Synthétique, une phase également appelée période cristalline. Cette approche apporta une texture inédite à son œuvre, puisqu'il commença à incorporer des éléments de collage, tels que des morceaux de tissu ou des coupures de journaux, directement sur la surface de la toile. Cette méthode lui permit de superposer des couches de sens et de matière, s'éloignant de la dissection purement analytique des premières années pour tendre vers une manière plus constructive d'assembler la réalité. Son travail durant ces années reflétait un besoin constant et impérieux de réinventer le langage même de l'art.

    Les Demoiselles d'Avignon (1907)

    Trois Musiciens (1921)

    Œuvres Clés et Jalons Artistiques

    L'année 1907 marqua un tournant profond dans la manière dont le monde était perçu à travers son pinceau. Avec la création des Demoiselles d'Avignon, il commença à démanteler les règles traditionnelles de l'espace et de la forme. Cette œuvre signala une rupture avec le naturalisme de sa jeunesse, s'orientant vers une réalité fracturée qui allait bientôt définir une nouvelle ère de la pensée visuelle. Il ne se contentait plus d'observer le monde ; il le décomposait pour en comprendre la structure sous-jacente.

    Le chaos des conflits humains trouvait souvent son chemin dans ses réponses les plus puissantes face à la tragédie. En 1937, la nouvelle du bombardement de Guernica lui parvint, une attaque dévastatrice contre une ville du Pays Basque. Cet événement suscita la création de Guernica, une immense huile sur toile qui captura la souffrance des victimes. À travers une palette austère de noir, de blanc et de gris, il dépeignit l'agonie du cheval transpercé, le cri des femmes et le soldat déchu. L'œuvre demeure une réponse monochrome et poignante à la violence de la guerre.

    Même durant ses dernières années, son influence s'étendit jusqu'aux places publiques de villes lointaines. En 1967, il offrit à la ville de Chicago une sculpture monumentale sans titre, réalisée en acier COR-TEN. Cette structure massive de quinze mètres, qu'il décrivait comme représentant la tête de son lévrier afghan, Kabul, transforma le paysage urbain de la Daley Plaza. Elle s'imposa comme une présence abstraite et audacieuse au cœur de la cité, prouvant que son esprit inquiet pouvait trouver sa forme dans le métal lourd aussi aisément que dans l'huile et la toile.

    Technique et évolution stylistique

    Ses mains ne se sont jamais contentées d'une méthode unique, cherchant constamment de nouvelles manières de démanteler le monde qu'il contemplait. Il a traversé les années avec une énergie impétueuse, passant de la peinture à l'huile disciplinée de sa jeunesse aux expérimentations plus tactiles de sa maturité. Il s'est emparé de l'art du collage, intégrant des coupures de journaux et des fragments de tissu dans ses compositions pour bâtir des strates de textures qui défiaient la surface plane de la toile. Cette soif de nouvelles formes l'a porté vers la sculpture construite, où il a dépassé la taille traditionnelle de la pierre pour assembler des figures à partir de matériaux divers. Il était un homme aux mille outils, trouvant son expression dans la douceur du pastel comme dans les lignes rapides et décisives du crayon.

    À mesure que sa vision s'élargissait, il regardait souvent vers le passé pour mieux avancer. Il est revenu à la solennité du néoclassicisme, façonnant des figures monumentales dotées d'une présence sculpturale imposante. Il ne s'agissait pas d'un repli vers le passé, mais d'une manière d'explorer la gravité de la forme humaine. Plus tard, il s'est laissé attirer par les perspectives distordues du surréalisme, utilisant l'imagerie de l'inconscient pour plonger le spectateur dans un état onirique. Il ne se contentait pas de peindre un sujet ; il l'interrogeait, le fragmentant souvent en formes géométriques pour révéler comment nous percevons la réalité sous de multiples angles simultanément. Son œuvre fut une lutte constante entre l'ordre de la structure et le chaos de l'émotion.

    Guernica (1937)

    Les Demoiselles d'Avignon (1907)

    Les Demoiselles d'Avignon (1907)

    Héritage et Influence

    Les ondes de sa vie créative se sont propagées bien au-delà des murs de ses ateliers de Paris et du sud de la France. En cofondant le mouvement cubiste, il a fondamentalement altéré la perception que l'œil porte sur le monde, brisant les règles traditionnelles de la perspective pour révéler une réalité nouvelle et fragmentée. Ce basculement a fait bien plus que transformer la toile ; il a réorienté tout le cours de l'art du XXe siècle, encourageant des générations entières à regarder au-delà de la surface des choses. Il possédait cet esprit inquiet qui refusait d'être enchaîné par la tradition, cherchant constamment de nouveaux langages visuels pour exprimer les complexités de l'existence humaine.

    Son impact s'est également étendu au domaine de la conscience sociale et des symboles mondiaux. Par son engagement profond pour la paix, il a contribué à transformer la colombe en un symbole universel, un geste qui liait ses convictions personnelles à l'espoir collectif de l'humanité. Il a traversé les boulements les plus violents de son siècle, de la guerre civile espagnole aux guerres mondiales, et sa capacité à traduire un tel chaos en un langage visuel a permis à son œuvre de demeurer un miroir de la condition humaine. Son influence ne fut pas un événement isolé, mais une présence continue et évolutive qui a façonné la trame même de la culture moderne.

    Guernica (1937)

    Les Demoiselles d'Avignon (1907)

    The Chicago Picasso (1967)

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    Déambuler dans les couloirs du Musée Picasso à Paris, c'est pénétrer dans un sanctuaire où l'esprit inquiet de l'artiste demeure palpable. Cette institution parisienne offre un regard profond sur l'évolution de sa pensée, retraçant le chemin parcouru depuis ses premières expériences sombres jusqu'aux bouleversements radicaux qui ont redéfini la perception moderne. Pour ceux qui souhaitent remonter à la source de son génie, le Museo Picasso de Málaga, en Espagne, offre un lien privilégié avec ses origines, niché sur la terre même qui a façonné sa formation et ses années de jeunesse.

    À Madrid, le Museo Reina Sofía abrite le poids monochrome et poignant de sa réponse au chaos de la guerre. C'est là que réside son immense huile sur toile, Guernica, une œuvre monumentale en noir et gris qui impose une confrontation brutale avec la souffrance d'une ville bombardée. De l'autre côté de l'Atlantique, le Metropolitan Museum of Art à New York préserve une part significative de sa production, permettant aux visiteurs de découvrir la diversité de ses styles au sein d'une vaste collection internationale. Ces institutions agissent comme les gardiennes de son langage visuel, préservant les fragments d'une vie passée dans une réinvention constante.

    Guernica (1937)

    Les Demoiselles d'Avignon (1907)

    Three Musicians (1921)

    Portrait d'Ambroise Vollard (1910)

    The Young Ladies of Avignon (1907)

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

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    Citer cette œuvre

    MLA
    Picasso, Pablo. Autoportrait. 1901, https://artsdot.com/fr/art/pablo-picasso-autoportrait-8XYNTU-fr/
    APA
    Picasso, Pablo (1901). Autoportrait [Painting]. https://artsdot.com/fr/art/pablo-picasso-autoportrait-8XYNTU-fr/
    Chicago
    Pablo Picasso. Autoportrait. 1901. https://artsdot.com/fr/art/pablo-picasso-autoportrait-8XYNTU-fr/
    Harvard
    Picasso, Pablo (1901) Autoportrait. Available at: https://artsdot.com/fr/art/pablo-picasso-autoportrait-8XYNTU-fr/

    Regardez de plus près

    Autoportrait — Pablo Picasso

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    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : portrait, expressionism, black coat. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    4. Revenez sur Guernica (1937), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Cubist Expressionism : Objects broken apart and shown from several viewpoints at once, all flattened onto one surface. Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Quiz d'art

    Autoportrait — Pablo Picasso

    Connaissez-vous bien cette œuvre ?

    Cochez une réponse pour chacune des 5 questions ci-dessous. Chaque question possède exactement une seule bonne réponse.

    1. 1. En quelle année l'« Autoportrait » de Pablo Picasso a-t-il été achevé ?

      • A 1895
      • B 1901
      • C 1910
    2. 2. Cette œuvre est décrite comme une fenêtre sur quel mouvement artistique ?

      • A Impressionnisme
      • B Expressionnisme précoce
      • C Cubisme
    3. 3. Quelle technique a été utilisée pour créer cette peinture ?

      • A Huile sur toile
      • B Aquarelle sur papier
      • C Fusain sur toile
    4. 4. L'accent mis par quel artiste sur la structure et la simplification géométrique a-t-il influencé l'approche de Picasso dans cette œuvre ?

      • A Claude Monet
      • B Paul Cézanne
      • C Edvard Munch
    5. 5. Selon la description, quel élément visuel fait partie de l'apparence de l'homme dans le portrait ?

      • A Un chapeau rouge vif
      • B Une barbe et un manteau noir
      • C Une chemise à rayures colorées

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

    Ceci commence une nouvelle page imprimée, ce qui permet de l'exclure simplement des exemplaires.

    1B · 2B · 3A · 4B · 5B

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    Comment le médium et le mouvement se conjuguent-ils dans « Autoportrait » ?

    « Autoportrait » est réalisé en Huile sur toile, dans le style Cubist Expressionism.

    Comment «Autoportrait» de Pablo Picasso lie-t-il Cubist Expressionism au pays d'origine de l'artiste ?

    «Autoportrait» a été créé par Pablo Picasso, né en Espagne, au sein du mouvement Cubist Expressionism. L'origine de l'artiste lie l'œuvre au Cubist Expressionism tel que pratiqué par les artistes de Espagne.

    Qui est l'auteur de "Autoportrait" ?

    « Autoportrait » est attribué à Pablo Picasso.