Papier

Guide des œuvres étudiantes

Le Cavalier Vert

Nom Classe Date

Odilon Redon, Le Cavalier Vert (1904). Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
Odilon Redon artsdot.com/fr/artists/odilon-redon_fr/
Dates de l'artiste
1840 – 1916
Peint
1904
Technique mixte
Pastel Sticks of almost pure pigment drawn straight onto paper; the colour is bright but rubs off easily.
Mouvement
Symbolisme Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself.
Époque
XIXe siècle
Artistic style
Symboliste
Notable elements or techniques
Lignes audacieuses, Couleurs vibrantes
Subject or theme
Homme sur un cheval, mystère

Mise en contexte

Le Cavalier Vert — Odilon Redon

Date de création

  1. 1840
  2. 1850
  3. 1860
  4. 1870
  5. 1880
  6. 1890
  7. 1900
  8. 1910

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 76 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 64. L'artiste est décédé à l'âge de 76. 173 des 317 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de Odilon Redon (1840–1916) ▲ cette œuvre, 1904 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1892 Années d'activité principales : 1892–1908 Œuvres tardives : à partir de 1908

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/odilon-redon-le-cavalier-vert-8ewmra-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Brun #a54f21

    Palette répertoriée

    • #A54F21
    • #5E75AF
    • #A698B5
    • #522B1B

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Sombre et profond La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Brun
    Intensité
    Vif Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Délicat Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Palette aux nuances subtiles L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Équilibrée Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Couleurs vives et nettes La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de Odilon Redon au cours des douze derniers mois — 43 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 57,8%40 600 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 13,4%9 400 visites
    3. 3 France 4,1%2 900 visites
    4. 4 Hong Kong 3,4%2 400 visites
    5. 5 Singapour 3,1%2 200 visites
    6. 6 Espagne 2,8%2 000 visites
    7. 7 Italie 1,4%1 000 visites
    8. 8 Argentine 1,3%900 visites
    9. 9 Allemagne 1,1%800 visites
    10. 10 Roumanie 1,1%800 visites
    11. · 33 autres pays 10,5%7 300 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de Odilon Redon

    1. 1 Le Cyclope, 1914 3,0%2 600 visites
    2. 2 Arbre Jaune, 1900 1,4%1 200 visites
    3. 3 Ophélie, 1903 1,3%1 100 visites
    4. 4 Le Cyclope, 1914 1,3%1 100 visites
    5. 5 Vase blanc aux fleurs, 1916 1,3%1 100 visites
    6. 6 Le Pégase Noir 1,1%1 000 visites
    7. 7 Femme en rouge 1,1%1 000 visites
    8. 8 L'Homme-cactus, 1882 1,0%900 visites
    9. 9 Nuages de fleurs, 1903 0,9%800 visites
    10. 10 Roger et Angélique, 1909 0,9%800 visites
    11. 11 La Femme voilée, 1895 0,9%800 visites
    12. 12 La Femme orientale, 1897 0,9%800 visites
    13. 13 Fleurs, 1905 0,8%700 visites
    14. 14 Paysage de Peyrelebade, 1868 0,8%700 visites
    15. 15 The Crying Spider, 1881 0,8%700 visites
    16. 16 The Boat (Virgin with Corona), 1897 0,8%700 visites
    17. 17 Centaures, 1910 0,8%700 visites
    18. 18 La Barque Mystique 0,8%700 visites
    19. 19 The Boat (Aka Virgin With Corona) 0,8%700 visites
    20. 84 Le Cavalier Vert, 1904 cette peinture 0,3%300 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 21,0% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 720 œuvres de cet artiste, dont 355 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 84, captant 0,3% de cette attention (300 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Le Cavalier Vert — Odilon Redon

    La Vision Éthérée du Cavalier Vert

    Se tenir devant « Le Cavalier Vert » d'Odilon Redon, c'est franchir un voile pour pénétrer dans un paysage onirique peint avec la touche délicate de la mémoire et du mythe. Créé en 1904, ce chef-de-chef au pastel ne se contente pas de dépeindre une scène ; il évoque toute une atmosphère émotionnelle, imprégnée du mystère profond qui caractérisait le mouvement symboliste. La composition attire immédiatement le regard vers la figure centrale : un homme à califourchon sur un puissant cheval brun, se détachant sur une vaste étendue de ciel céruléen parsemée de nuages lumineux. Pourtant, c'est la qualité de la lumière et le sentiment palpable d'un voyage qui captivent le spectateur, l'invitant à contempler ce qui se cache juste au-delà de l'horizon visible.

    Un Symbolisme Tissé de Teintes Pastel

    Redon, maître interprète des royaumes invisibles, a imprégné cette œuvre de couches de symbolisme puissant. Le Cavalier Vert lui-même — une figure suggérant la chevalerie ou un statut de guerrier, peut-être indiqué par l'épée qu'il porte — s'érige en archétype du passage ou de la confrontation. Flanquant ce drame central, deux oiseaux énigmatiques ajoutent, par leur placement, un air immédiat d'intrigue et de suspense narratif. Le symbolisme entre les mains de Redon n'est jamais direct ; il murmure plutôt qu'il ne crie. Le ciel bleu et les nuages deviennent des métaphores de la condition humaine elle-même — vaste, magnifique, mais imprévisible. Étudier cette pièce, c'est s'engager dans un dialogue avec ses significations profondes, soulevant des questions sur le destin, la transformation et le voyage de l'âme.

    Maîtrise du Médium : Le Souffle Doux du Pastel

    Le choix du pastel comme médium est crucial pour la beauté envoûtante de l'œuvre. Redon utilise ce pigment non seulement pour la couleur, mais aussi pour la texture, conférant à l'ensemble de la scène une qualité éthérée, presque sans poids. La douceur qui en résulte permet aux lignes audacieuses et aux teintes vibrantes — les bleus profonds contrastant avec les tons terreux du cheval — de coexister dans une tension délicate. Cette technique donne au « Cavalier Vert » son atmosphère onirique emblématique ; l'œuvre semble à la fois intensément vive et incroyablement fragile, telle une vision précieuse resurgissant à l'aube.

    Une Touche de Mystique Fin-de-Siècle

    Émergeant des courants artistiques du tournant du XXe siècle, cette pièce résonne profondément avec le désir symboliste de dépasser le simple réalisme académique. Si le contexte historique est riche de l'effervescence intellectuelle entourant de tels mouvements, ce qui perdure, c'est la résonance émotionnelle. Pour les collectionneurs comme pour les décorateurs, posséder une reproduction du « Cavalier Vert », c'est acquérir bien plus qu'une simple décoration ; c'est choisir une pièce d'art narratif évocatrice. Elle sert de point focal profond, capable de transformer n'importe quel espace en un lieu imprégné de contemplation réfléchie et de profondeur artistique.

    Artiste et musée

    Artiste

    Odilon Redon

    Né(e) à Bordeaux, France

    Jeunesse, Famille et Formation

    Né Bertrand-Jean Redon le 20 avril 1840 à Bordeaux, en Aquitaine, l'enfant qui allait devenir célèbre sous le nom d'Odilon Redon entra dans un monde façonné par les origines de sa famille. Sa mère, Marie Guérin, était une créole française originaire de l'île Bourbon, et c'est de son nom qu'il tira finalement le pseudonyme qu'il s'était choisi. Dès sa jeunesse, une certaine aptitude visuelle se manifestait déjà ; à l'âge de dix ans, il remportait un prix de dessin à l'école, un petit triomphe qui laissait présager la sensibilité qu'il appliquerait plus tard à son art.

    Le chemin vers une vie artistique ne fut pas linéaire. Bien qu'il ait commencé l'étude formelle du dessin à quinze ans, les souhaits de son père l'orientèrent initialement vers le monde structuré de l'architecture. Cette quête le mena à Paris où, en 1864, il étudia brièvement la peinture sous la direction de Jean-Léon Gérôme. Cependant, les exigences rigides de la formation architecturale ne convenaient pas à son tempérament. Après avoir échoué aux concours d'entrée de l'École des Beaux-Arts, il retourna dans sa Bordeaux natale pour chercher une autre manière de voir.

    Dans le calme de sa région d'origine, ses mains découvrirent de nouvelles textures. Il se tourna vers la sculpture et commença à maîtriser les arts complexes et ombrageux de l'eau-forte et de la lithographie. C'est sous la direction de Rodolphe Bresdin que ces compétences techniques s'enracinèrent, lui offrant les outils nécessaires pour explorer les domaines plus sombres et ambigus de la psyché humaine. Ces premières années d'expérimentation avec la ligne et la pierre posèrent les fondations de tout ce qui allait suivre.

    La période des « Noirs » monochromatiques

    Le cours de la vie de Redon prit un tournant inattendu en 1870, lorsque la guerre franco-prussienne l'appela au service de l'armée. Cette période de devoir militaire interrompit son cheminement artistique en pleine ascension, mais elle ne put étouffer les visions qui s'agitaient en lui. À son retour, il tourna son regard vers les ombres, travaillant presque exclusivement en noir et blanc jusqu'à l'aube de sa cinquantaine. Il commença à qualifier ces œuvres visionnaires de ses noirs, un terme qui capturait la nature intense et obscure de ses explorations. À travers ces études monochromatiques, il chercha à donner forme à l'invisible, s'éloignant du monde littéral pour trouver un langage fait de pure lumière et d'obscurité.

    Sa méthode était aussi variée que les créatures qu'il conjurait. Maître de l'art de la lithographie, il utilisait le fusain pour bâtir ses compositions, superposant souvent différents matériaux pour atteindre une profondeur singulière. Il combinait le fusain de vigne et le fusain huilé avec des touches de fusain compressé et de crayon noir pour créer ses effets. Ces outils lui permettaient de rendre des scènes nocturnes et des créatures étranges et fantastiques qui semblaient émerger d'une brume tourbillonnante. Ses mains travaillaient avec une intensité délibérée, utilisant la dureté de la pierre noire pour détourer les formes sur les passages plus doux et atmosphériques du fusain. Les résultats n'étaient pas de simples dessins, mais de véritables fenêtres ouvertes sur un royaume privé et ténébreux.

    L'Esprit gardien des eaux, vers 1878

    L'Araignée pleureuse, 1881

    Évolution vers la couleur et le symbolisme

    À l'aube des années 1890, une lumière nouvelle commença à baigner l'atelier d'Odilon Redon. Les ombres lourdes et monochromes de ses premières années cédèrent la place à une étreinte soudaine de la couleur. Il se tourna vers le pastel et l'huile, trouvant dans ces médiums un moyen d'exprimer les humeurs changeantes de l'âme. Il ne s'agissait pas d'un simple changement de technique, mais d'une expansion profonde de sa vision. Il s'éloigna de la rigueur de ses études au fusain pour tendre vers une abstraction onirique, où les formes semblaient se dissoudre dans la lumière et la teinte. Cette transition marqua sa place au cœur du mouvement symboliste, alors qu'il cherchait à donner corps à l'intangible par le langage de la couleur.

    Cette luminosité nouvelle fut profondément influencée par l'arrivée de l'art japonais en France. Odilon Redon se sentit attiré par l'esthétique des estampes japonaises, admirant leur perspective aplatie et l'audace de leurs couleurs. Cette fascination lui permit de s'aventurer davantage dans un royaume de la suggestion plutôt que de la représentation littérale. Ses compositions commencèrent à refléter cette influence orientale, mêlant un sentiment de mystère à une qualité plus décorative et éthérée. Le monde qu'il peignait n'était plus un lieu d'objets solides, mais un espace de résonance spirituelle et émotionnelle.

    La Mort du Bouddha (1899)

    Le Cavalier vert (vers 1904)

    La Voile jaune (vers 1905)

    La Naissance de Vénus (vers 1910)

    Œuvres Clés et Commandes Notables

    À mesure qu'Odilon Redon s'éloignait des ombres de ses premières années, son pinceau trouva un nouveau souffle grâce au mécénat de ceux qui partageaient sa fascination pour l'invisible. Le baron Robert de Domecy devint une figure marquante de cette période, commandant à l'artiste les portraits de sa famille. Ces représentations de la baronne et de sa fille, Jeanne, permirent à Odilon Redon d'appliquer sa perception évolutive de la lumière à la forme humaine, cherchant à révéler une vie intérieure palpitante sous la surface de la peau.

    Son imagination se tournait souvent vers les mythes antiques, les réimaginant à travers le prisme d'une abstraction onirique. Dans une huile notable, il dépeignit le mythe de Polyphème et de la nymphe Galatée, une œuvre connue sous le nom de Le Cyclope. Ce tableau saisit le géant alors qu'il tourne son œil unique vers la jeune fille endormie, une composition qui reflète sa capacité à fusionner un sujet classique avec un sentiment de mystère psychologique. De la même manière, son pastel de 1900, Portrait de Marie Botkine, invite à une contemplation des profondeurs calmes et introspectives du sujet, rendues avec une touche douce et lumineuse qui définit son style tardif.

    Lors de ses dernières années, l'influence de l'esthétique orientale devint encore plus prononcée, menant à des œuvres embrassant une perspective plus décorative et aplatie. Vers la fin de sa vie, aux alentours de 1916, il produisit Grand Bouquet dans un Vase Japonais, une pièce qui démontre à quel point les principes de l'art japonais s'étaient profondément tissés dans son langage visuel. Cette œuvre tardive révèle un artiste qui avait pleinement embrassé la puissance de la couleur pour exprimer l'intangible.

    Technique et Style Artistique

    Odilon Redon a évolué dans le monde de l'art en tant que dessinateur, graveur et peintre, cherchant sans cesse à mettre la logique du visible au service de l'invisible. Durant ses premières années, il a trouvé un langage profond dans l'ombre, travaillant principalement en noir et blanc. Il a maîtrisé l'art de la lithographie, utilisant ce médium pour obtenir de subtiles gradations tonales qui permettaient à la lumière d'émerger des ténèbres les plus profondes. Pour obtenir une plus grande précision, il appliquait souvent de la pierre noire pour souligner des éléments compositionnels spécifiques sur de larges et douces zones de fusain. Ses œuvres étaient souvent décrites comme une synthèse de cauchemars et de rêves, où les frontières entre le physique et l'imaginaire devenaient floues.

    À mesure que sa main gagnait en assurance, son approche de la texture et de la lumière a évolué. Il s'est éloigné des profondeurs monochromes et pesantes de ses premières études au fusain pour se tourner vers l'usage des pastels et de l'huile. Cette transition lui a permis d'explorer une forme de luminosité différente, bien qu'il n'ait jamais perdu sa préoccupation pour l'inconscient. Même lorsqu'il travaillait la couleur, ses compositions conservaient souvent un sentiment de mystère, comme si les sujets émergeaient d'un rêve plutôt que d'un paysage physique. Sa capacité à manipuler différents médiums lui a permis de traduire les parties les plus insaisissables de la psyché humaine en formes tangibles.

    Le Cyclope, vers 1914

    Portrait de Marie Botkine, 1900

    La Mort d'Ophélie, 1905

    Héritage et influence sur l'art moderne

    Les ondulations de la vision de Redon se sont propagées bien au-delà des cercles feutrés du symbolisme, touchant aux fondements mêmes du siècle à venir. En tournant son regard vers l'intérieur pour cartographier les territoires étranges et irrationnels de l'inconscient, il a préparé le terrain pour les surréalistes. Sa capacité à donner forme à la logique des rêves a offert un modèle aux artistes ultérieurs tels que Marcel Duchamp et Max Ernst, qui cherchaient à libérer l'esprit des contraintes de la raison. Il ne se contentait pas de peindre des scènes ; il visualisait les courants invisibles de la pensée humaine, créant un pont entre le monde visible et la psyché intérieure.

    Cette préoccupation pour l'expérience subjective et le poids émotionnel de l'invisible a également trouvé une profonde résonance chez les peintres expressionnistes. Son œuvre suggérait que l'essence véritable d'un sujet résidait dans la manière dont il était ressenti, plutôt que dans la façon dont il était mesuré par l'œil. Au-delà de ses toiles et de ses pastels, son art graphique demeure une réalisation profonde. Ses lithographies et ses dessins au fusain, ces explorations ombrageuses de l'obscur et du mystérieux, sont considérés comme l'un des accomplissements les plus innovants de l'estampe du XIXe siècle. Il a maîtrisé les subtiles gradations de tons pour suggérer des mondes qui semblaient à la fois ancestraux et entièrement nouveaux.

    Le Cyclope, vers 1914

    La Mort d'Ophélie, 1905

    La Naissance de Vénus, 1910

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    Pour partir à la rencontre des traces de son imagination, il faut s'aventurer vers les grands sanctuaires de l'art européen. À Paris, le Musée d'Orsay abrite plusieurs de ses œuvres, offrant un aperçu fascinant de l'évolution de sa vision. Ceux qui souhaitent découvrir ses explorations les plus colorées de la fin de sa carrière pourraient se rendre à New York, où le Museum of Modern Art préserve plusieurs pièces qui témoignent de son passage vers une esthétique plus lumineuse.

    L'influence de son génie traverse les frontières, trouvant refuge dans des collections d'une grande diversité. Aux Pays-Bas, le Kröller-Müller Museum conserve Le Cyclope, une œuvre magistrale qui capture les qualités mythologiques et oniriques de sa maturité. Parallèlement, de l'autre côté de l'Atlantique, le J. Paul Getty Museum à Los Angeles conserve le portrait de la Baronne de Domecy, une pièce qui évoque les liens personnels et les commandes qui ont jalonné son existence.

    Le Cyclope, Kröller-Müller Museum, Otterlo

    Portrait de la Baronne de Domecy, J. Paul Getty Museum, Los Angeles

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

    Code QR renvoyant à la page de téléchargement de Le Cavalier Vert

    artsdot.com/fr/art/download/odilon-redon-le-cavalier-vert-8ewmra-fr/

    Citer cette œuvre

    MLA
    Redon, Odilon. Le Cavalier Vert. 1904, https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-le-cavalier-vert-8ewmra-fr/
    APA
    Redon, Odilon (1904). Le Cavalier Vert [Painting]. https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-le-cavalier-vert-8ewmra-fr/
    Chicago
    Odilon Redon. Le Cavalier Vert. 1904. https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-le-cavalier-vert-8ewmra-fr/
    Harvard
    Redon, Odilon (1904) Le Cavalier Vert. Available at: https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-le-cavalier-vert-8ewmra-fr/

    Regardez de plus près

    Le Cavalier Vert — Odilon Redon

    Regardez de plus près

    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : art au pastel, symbolisme, cavalier. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    4. Revenez sur La Mort d'Ophélie (1905), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Symbolisme : Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself. Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Quiz d'art

    Le Cavalier Vert — Odilon Redon

    Connaissez-vous bien cette œuvre ?

    Cochez une réponse pour chacune des 5 questions ci-dessous. Chaque question possède exactement une seule bonne réponse.

    1. 1. Qui est l'artiste de l'œuvre au pastel intitulée "Le Cavalier Vert" ?

      • A Jean-Léon Gérôme
      • B Odilon Redon
      • C Rodolphe Bresdin
    2. 2. En quelle année "Le Cavalier Vert" a-t-il été créé ?

      • A 1840
      • B 1916
      • C 1904
    3. 3. De quel mouvement artistique "Le Cavalier Vert" est considéré comme un exemple emblématique ?

      • A Impressionnisme
      • B Symbolisme
      • C Réalisme
    4. 4. Quel médium a été utilisé par Odilon Redon pour "Le Cavalier Vert" ?

      • A Peinture à l'huile
      • B Pastel
      • C Eau-forte
    5. 5. Quels éléments sont visibles dans la scène et ajoutent un air de mystère et d'intrigue ?

      • A Une grande structure de bâtiment
      • B Deux oiseaux
      • C Un portrait détaillé d'une femme

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

    Ceci commence une nouvelle page imprimée, ce qui permet de l'exclure simplement des exemplaires.

    1A · 2B · 3A · 4A · 5A

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    Quelle émotion «Le Cavalier Vert» de Odilon Redon exprime-t-il au sein du mouvement Symbolisme ?

    «Le Cavalier Vert» dégage une tonalité émotionnelle Mystérieux au sein du mouvement Symbolisme.

    Dans quelle pièce est-il suggéré d'exposer « Le Cavalier Vert », compte tenu de sa palette ?

    Avec sa palette Sombre et profond, «Le Cavalier Vert» de Odilon Redon est recommandé pour une Espaces de détente. Ses couleurs justifient d'ailleurs cette suggestion.

    En quoi "Le Cavalier Vert" s'inscrit-il dans l'œuvre de Odilon Redon ?

    Au sein de la production de Odilon Redon, « Le Cavalier Vert » s'inscrit dans le style Symbolisme, tout en explorant les thèmes de thèmes symbolistes de l'invisible, exploration des mondes intérieurs, atmosphère onirique et mystère.