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Catalogue de dossiers: Ange déchu

Commandez Ange déchu en tant que une peinture à l'huile faite à la main sur lin

Nom Classe Date

Odilon Redon, Ange déchu (1872). Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
Odilon Redon artsdot.com/fr/artists/odilon-redon_fr/
Dates de l'artiste
1840 – 1916
Peint
1872
Technique mixte
Acrylique sur toile
Dimensions originales
24 x 36 cm
Mouvement
Symbolisme Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself.
Époque
XIXe siècle
Artistic style
Sombre, symbolique
Influences
Redon, Gérôme
Notable elements
Ailes, figure
Subject or theme
Ange déchu

Mise en contexte

Ange déchu — Odilon Redon

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 24 × 36 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne.

Date de création

  1. 1840
  2. 1850
  3. 1860
  4. 1870
  5. 1880
  6. 1890
  7. 1900
  8. 1910

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 76 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 32. L'artiste est décédé à l'âge de 76. 10 des 388 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de Odilon Redon (1840–1916) ▲ cette œuvre, 1872 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1890 Années d'activité principales : 1890–1908 Œuvres tardives : à partir de 1908

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/odilon-redon-ange-dechu-8xyn49-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Vert phtalo #2e3b20

    Palette répertoriée

    • #2E3B20
    • #C9C08F
    • #838459
    • #58603A

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Nom de la couleur principale
    Vert phtalo
    Intensité
    Équilibré Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Équilibré Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Palette unifiée L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Équilibrée Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Saturation modérée La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de Odilon Redon au cours des douze derniers mois — 55 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 49,6%41 100 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 11,7%9 700 visites
    3. 3 France 4,6%3 800 visites
    4. 4 Japon 4,1%3 400 visites
    5. 5 Espagne 3,6%3 000 visites
    6. 6 Hong Kong 3,0%2 500 visites
    7. 7 Italie 2,7%2 200 visites
    8. 8 Singapour 2,7%2 200 visites
    9. 9 Allemagne 1,7%1 400 visites
    10. 10 Royaume-Uni 1,6%1 300 visites
    11. · 45 autres pays 14,7%12 200 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de Odilon Redon

    1. 1 Le Cyclope, 1914 2,7%2 700 visites
    2. 2 Le Pégase Noir 1,7%1 700 visites
    3. 3 Le Cyclope, 1914 1,5%1 500 visites
    4. 4 Ophélie, 1903 1,3%1 300 visites
    5. 5 Arbre Jaune, 1900 1,2%1 200 visites
    6. 6 Femme en rouge 1,2%1 200 visites
    7. 7 Les Torches Noires, 1889 1,2%1 200 visites
    8. 8 Vase blanc aux fleurs, 1916 1,1%1 100 visites
    9. 9 La Femme orientale, 1897 1,1%1 100 visites
    10. 10 L'Homme-cactus, 1882 1,0%1 000 visites
    11. 11 Fleurs, 1905 0,9%900 visites
    12. 12 Béatrice, 1905 0,9%900 visites
    13. 13 La Femme voilée, 1895 0,9%900 visites
    14. 14 Nuages de fleurs, 1903 0,8%800 visites
    15. 15 Roger et Angélique, 1909 0,8%800 visites
    16. 16 La Barque Mystique 0,8%800 visites
    17. 17 The Boat (Aka Virgin With Corona) 0,8%800 visites
    18. 18 À l'horizon, l'ange de la certitude, et dans le ciel sombre, un regard interrogateur, 1882 0,8%800 visites
    19. 19 La Mort Verte, 1905 0,7%700 visites
    20. 45 Ange déchu, 1872 cette peinture 0,5%500 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 21,9% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 804 œuvres de cet artiste, dont 367 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 45, captant 0,5% de cette attention (500 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Ange déchu — Odilon Redon

    Une descente dans l'ombre : exploration de « Ange déchu » d'Odilon Redon

    L'œuvre « Ange déchu » d'Odilon Redon, créée en 1872, n'est pas une simple représentation d'une femme ailée ; il s'agit d'une méditation profonde sur la perte, le regret et la beauté troublante nichée au cœur du subconscient. Cette image monochrome évocatrice, méticuleusement capturée à partir de la peinture originale, offre une fenêtre sur l'univers intensément personnel et symbolique de l'un des artistes symbolistes les plus importants de France. Redon, né Bertrand-Jean Redon à Bordeaux en 1840, a consacré sa vie à traduire sur la toile les paysages cachés des rêves et des angoisses, rejetant le réalisme académique dominant de son époque au profit d'un langage visuel profondément subjectif.

    La figure centrale — une femme allongée face contre terre au milieu d'un champ d'herbes — évoque immédiatement l'imagerie biblique, et plus précisément le récit de la chute de Lucifer. Cependant, Redon évite tout récit linéaire ; il présente plutôt une présence fragmentée, presque spectrale, suggérant un état de tristesse profonde et d'isolement plutôt qu'une rébellion triomphante. Le style de Redon se caractérise par son atmosphère envoûtante et son attention méticuleuse aux détails. Il a employé une technique fortement influencée par sa formation initiale à l'eau-forte et à la lithographie — des compétences qu'il a perfectionnées sous la tutelle de Rodolphe Bresdin — lui permettant de créer des textures incroyablement détaillées, notamment dans le rendu délicat des ailes de l'ange et la rudesse des herbes sous elle. L'usage du noir et blanc amplifie le sentiment de mélancolie et souligne les qualités formelles de la composition.

    Symbolisme et langage des rêves

    L'œuvre « Ange déchu » est saturée d'une charge symbolique profonde, reflétant la fascination de Redon pour les aspects les plus sombres de l'expérience humaine. La pose de l'ange — étendue, vaincue et vulnérable — évoque les thèmes de la brisure et du déclin spirituel. Le champ d'herbes, souvent associé à la renaissance et au renouveau, devient ici un lieu de stagnation et de décomposition, agissant comme le miroir de l'état de l'ange. La robe, bien qu'élégante par son design, ajoute une couche de complexité supplémentaire ; elle suggère une dignité perdue, une grâce déchue. Le travail de Redon puise fréquemment dans les influences romantiques et préraphaélites, mais il transcende ces mouvements par sa vision intensément personnelle.

    Cette esthétique s'inscrit dans une dualité fascinante. D'une part, l'influence romantique se manifeste par l'accent mis sur l'émotion, l'imagination et le sublime, particulièrement dans cette représentation d'une figure submergée par le chagrin. D'autre part, l'œuvre fait écho aux courants préraphaélites par son souci du détail méticuleux et son attention portée à la beauté nichée au cœur du déclin, bien que l'approche de Redon soit bien plus ancrée dans une exploration psychologique.

    Contexte historique et vision de Redon

    Créée en 1872, l'œuvre « Ange déchu » émerge durant une période de bouillonnement artistique et intellectuel majeur en France. Le mouvement symboliste, en pleine ascension, venait alors défier la domination du Réalisme et de l'Impressionnisme en privilégiant l'expérience subjective et les thématiques ésotériques. Le travail de Redon anticipait déjà de nombreuses préoccupations fondamentales du Symbolisme : l'exploration des paysages cachés de la conscience, la confrontation avec la mortalité et l'utilisation de l'art comme vecteur d'expression spirituelle ou émotionnelle. Son bref service militaire lors de la guerre franco-prussienne a, sans aucun doute, influencé sa direction artistique, plus sombre et introspective.

    Cette reproduction particulière capture une pièce qui fait écho aux angoisses d'un monde en mutation rapide — un monde aux prises avec l'industrialisation, les avancées scientifiques et le déclin des croyances religieuses traditionnelles. L'art de Redon offre une réponse poignante à ces incertitudes, invitant le spectateur à se confronter à ses propres peurs et à sa propre vulnérabilité.

    Un chef-d'œuvre intemporel pour votre collection

    Cette reproduction peinte à la main de l'œuvre « Ange déchu » d'Odilon Redon (24 x 36 cm, 1872) offre une occasion unique d'acquérir un fragment de l'histoire de l'art. La minutie des détails et l'atmosphère évocatrice de la peinture originale sont fidèlement restituées, faisant de cette pièce un ajout idéal pour toute collection exigeante ou tout projet de décoration intérieure. Que vous soyez séduit par la beauté envoûtante de Redon ou que vous recherchiez une œuvre d'apparat incarnant la contemplation et le mystère, cette reproduction saura à coup sûr captiver et inspirer.

    Artiste et musée

    Artiste

    Odilon Redon

    Né(e) à Bordeaux, France

    Jeunesse, Famille et Formation

    Né Bertrand-Jean Redon le 20 avril 1840 à Bordeaux, en Aquitaine, l'enfant qui allait devenir célèbre sous le nom d'Odilon Redon entra dans un monde façonné par les origines de sa famille. Sa mère, Marie Guérin, était une créole française originaire de l'île Bourbon, et c'est de son nom qu'il tira finalement le pseudonyme qu'il s'était choisi. Dès sa jeunesse, une certaine aptitude visuelle se manifestait déjà ; à l'âge de dix ans, il remportait un prix de dessin à l'école, un petit triomphe qui laissait présager la sensibilité qu'il appliquerait plus tard à son art.

    Le chemin vers une vie artistique ne fut pas linéaire. Bien qu'il ait commencé l'étude formelle du dessin à quinze ans, les souhaits de son père l'orientèrent initialement vers le monde structuré de l'architecture. Cette quête le mena à Paris où, en 1864, il étudia brièvement la peinture sous la direction de Jean-Léon Gérôme. Cependant, les exigences rigides de la formation architecturale ne convenaient pas à son tempérament. Après avoir échoué aux concours d'entrée de l'École des Beaux-Arts, il retourna dans sa Bordeaux natale pour chercher une autre manière de voir.

    Dans le calme de sa région d'origine, ses mains découvrirent de nouvelles textures. Il se tourna vers la sculpture et commença à maîtriser les arts complexes et ombrageux de l'eau-forte et de la lithographie. C'est sous la direction de Rodolphe Bresdin que ces compétences techniques s'enracinèrent, lui offrant les outils nécessaires pour explorer les domaines plus sombres et ambigus de la psyché humaine. Ces premières années d'expérimentation avec la ligne et la pierre posèrent les fondations de tout ce qui allait suivre.

    La période des « Noirs » monochromatiques

    Le cours de la vie de Redon prit un tournant inattendu en 1870, lorsque la guerre franco-prussienne l'appela au service de l'armée. Cette période de devoir militaire interrompit son cheminement artistique en pleine ascension, mais elle ne put étouffer les visions qui s'agitaient en lui. À son retour, il tourna son regard vers les ombres, travaillant presque exclusivement en noir et blanc jusqu'à l'aube de sa cinquantaine. Il commença à qualifier ces œuvres visionnaires de ses noirs, un terme qui capturait la nature intense et obscure de ses explorations. À travers ces études monochromatiques, il chercha à donner forme à l'invisible, s'éloignant du monde littéral pour trouver un langage fait de pure lumière et d'obscurité.

    Sa méthode était aussi variée que les créatures qu'il conjurait. Maître de l'art de la lithographie, il utilisait le fusain pour bâtir ses compositions, superposant souvent différents matériaux pour atteindre une profondeur singulière. Il combinait le fusain de vigne et le fusain huilé avec des touches de fusain compressé et de crayon noir pour créer ses effets. Ces outils lui permettaient de rendre des scènes nocturnes et des créatures étranges et fantastiques qui semblaient émerger d'une brume tourbillonnante. Ses mains travaillaient avec une intensité délibérée, utilisant la dureté de la pierre noire pour détourer les formes sur les passages plus doux et atmosphériques du fusain. Les résultats n'étaient pas de simples dessins, mais de véritables fenêtres ouvertes sur un royaume privé et ténébreux.

    L'Esprit gardien des eaux, vers 1878

    L'Araignée pleureuse, 1881

    Évolution vers la couleur et le symbolisme

    À l'aube des années 1890, une lumière nouvelle commença à baigner l'atelier d'Odilon Redon. Les ombres lourdes et monochromes de ses premières années cédèrent la place à une étreinte soudaine de la couleur. Il se tourna vers le pastel et l'huile, trouvant dans ces médiums un moyen d'exprimer les humeurs changeantes de l'âme. Il ne s'agissait pas d'un simple changement de technique, mais d'une expansion profonde de sa vision. Il s'éloigna de la rigueur de ses études au fusain pour tendre vers une abstraction onirique, où les formes semblaient se dissoudre dans la lumière et la teinte. Cette transition marqua sa place au cœur du mouvement symboliste, alors qu'il cherchait à donner corps à l'intangible par le langage de la couleur.

    Cette luminosité nouvelle fut profondément influencée par l'arrivée de l'art japonais en France. Odilon Redon se sentit attiré par l'esthétique des estampes japonaises, admirant leur perspective aplatie et l'audace de leurs couleurs. Cette fascination lui permit de s'aventurer davantage dans un royaume de la suggestion plutôt que de la représentation littérale. Ses compositions commencèrent à refléter cette influence orientale, mêlant un sentiment de mystère à une qualité plus décorative et éthérée. Le monde qu'il peignait n'était plus un lieu d'objets solides, mais un espace de résonance spirituelle et émotionnelle.

    La Mort du Bouddha (1899)

    Le Cavalier vert (vers 1904)

    La Voile jaune (vers 1905)

    La Naissance de Vénus (vers 1910)

    Œuvres Clés et Commandes Notables

    À mesure qu'Odilon Redon s'éloignait des ombres de ses premières années, son pinceau trouva un nouveau souffle grâce au mécénat de ceux qui partageaient sa fascination pour l'invisible. Le baron Robert de Domecy devint une figure marquante de cette période, commandant à l'artiste les portraits de sa famille. Ces représentations de la baronne et de sa fille, Jeanne, permirent à Odilon Redon d'appliquer sa perception évolutive de la lumière à la forme humaine, cherchant à révéler une vie intérieure palpitante sous la surface de la peau.

    Son imagination se tournait souvent vers les mythes antiques, les réimaginant à travers le prisme d'une abstraction onirique. Dans une huile notable, il dépeignit le mythe de Polyphème et de la nymphe Galatée, une œuvre connue sous le nom de Le Cyclope. Ce tableau saisit le géant alors qu'il tourne son œil unique vers la jeune fille endormie, une composition qui reflète sa capacité à fusionner un sujet classique avec un sentiment de mystère psychologique. De la même manière, son pastel de 1900, Portrait de Marie Botkine, invite à une contemplation des profondeurs calmes et introspectives du sujet, rendues avec une touche douce et lumineuse qui définit son style tardif.

    Lors de ses dernières années, l'influence de l'esthétique orientale devint encore plus prononcée, menant à des œuvres embrassant une perspective plus décorative et aplatie. Vers la fin de sa vie, aux alentours de 1916, il produisit Grand Bouquet dans un Vase Japonais, une pièce qui démontre à quel point les principes de l'art japonais s'étaient profondément tissés dans son langage visuel. Cette œuvre tardive révèle un artiste qui avait pleinement embrassé la puissance de la couleur pour exprimer l'intangible.

    Technique et Style Artistique

    Odilon Redon a évolué dans le monde de l'art en tant que dessinateur, graveur et peintre, cherchant sans cesse à mettre la logique du visible au service de l'invisible. Durant ses premières années, il a trouvé un langage profond dans l'ombre, travaillant principalement en noir et blanc. Il a maîtrisé l'art de la lithographie, utilisant ce médium pour obtenir de subtiles gradations tonales qui permettaient à la lumière d'émerger des ténèbres les plus profondes. Pour obtenir une plus grande précision, il appliquait souvent de la pierre noire pour souligner des éléments compositionnels spécifiques sur de larges et douces zones de fusain. Ses œuvres étaient souvent décrites comme une synthèse de cauchemars et de rêves, où les frontières entre le physique et l'imaginaire devenaient floues.

    À mesure que sa main gagnait en assurance, son approche de la texture et de la lumière a évolué. Il s'est éloigné des profondeurs monochromes et pesantes de ses premières études au fusain pour se tourner vers l'usage des pastels et de l'huile. Cette transition lui a permis d'explorer une forme de luminosité différente, bien qu'il n'ait jamais perdu sa préoccupation pour l'inconscient. Même lorsqu'il travaillait la couleur, ses compositions conservaient souvent un sentiment de mystère, comme si les sujets émergeaient d'un rêve plutôt que d'un paysage physique. Sa capacité à manipuler différents médiums lui a permis de traduire les parties les plus insaisissables de la psyché humaine en formes tangibles.

    Le Cyclope, vers 1914

    Portrait de Marie Botkine, 1900

    La Mort d'Ophélie, 1905

    Héritage et influence sur l'art moderne

    Les ondulations de la vision de Redon se sont propagées bien au-delà des cercles feutrés du symbolisme, touchant aux fondements mêmes du siècle à venir. En tournant son regard vers l'intérieur pour cartographier les territoires étranges et irrationnels de l'inconscient, il a préparé le terrain pour les surréalistes. Sa capacité à donner forme à la logique des rêves a offert un modèle aux artistes ultérieurs tels que Marcel Duchamp et Max Ernst, qui cherchaient à libérer l'esprit des contraintes de la raison. Il ne se contentait pas de peindre des scènes ; il visualisait les courants invisibles de la pensée humaine, créant un pont entre le monde visible et la psyché intérieure.

    Cette préoccupation pour l'expérience subjective et le poids émotionnel de l'invisible a également trouvé une profonde résonance chez les peintres expressionnistes. Son œuvre suggérait que l'essence véritable d'un sujet résidait dans la manière dont il était ressenti, plutôt que dans la façon dont il était mesuré par l'œil. Au-delà de ses toiles et de ses pastels, son art graphique demeure une réalisation profonde. Ses lithographies et ses dessins au fusain, ces explorations ombrageuses de l'obscur et du mystérieux, sont considérés comme l'un des accomplissements les plus innovants de l'estampe du XIXe siècle. Il a maîtrisé les subtiles gradations de tons pour suggérer des mondes qui semblaient à la fois ancestraux et entièrement nouveaux.

    Le Cyclope, vers 1914

    La Mort d'Ophélie, 1905

    La Naissance de Vénus, 1910

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    Pour partir à la rencontre des traces de son imagination, il faut s'aventurer vers les grands sanctuaires de l'art européen. À Paris, le Musée d'Orsay abrite plusieurs de ses œuvres, offrant un aperçu fascinant de l'évolution de sa vision. Ceux qui souhaitent découvrir ses explorations les plus colorées de la fin de sa carrière pourraient se rendre à New York, où le Museum of Modern Art préserve plusieurs pièces qui témoignent de son passage vers une esthétique plus lumineuse.

    L'influence de son génie traverse les frontières, trouvant refuge dans des collections d'une grande diversité. Aux Pays-Bas, le Kröller-Müller Museum conserve Le Cyclope, une œuvre magistrale qui capture les qualités mythologiques et oniriques de sa maturité. Parallèlement, de l'autre côté de l'Atlantique, le J. Paul Getty Museum à Los Angeles conserve le portrait de la Baronne de Domecy, une pièce qui évoque les liens personnels et les commandes qui ont jalonné son existence.

    Le Cyclope, Kröller-Müller Museum, Otterlo

    Portrait de la Baronne de Domecy, J. Paul Getty Museum, Los Angeles

    Pour en savoir plus

    Affichez-le sur votre propre mur : Ange déchu by Odilon Redon en tant que une peinture à l'huile faite à la main sur lin, adapté à vos dimensions

    Disponible en ligne

    Code QR renvoyant à la page de téléchargement de Ange déchu

    artsdot.com/fr/art/download/odilon-redon-ange-dechu-8xyn49-fr/

    Citer cette œuvre

    MLA
    Redon, Odilon. Ange déchu. 1872, https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-ange-dechu-8xyn49-fr/
    APA
    Redon, Odilon (1872). Ange déchu [Painting]. https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-ange-dechu-8xyn49-fr/
    Chicago
    Odilon Redon. Ange déchu. 1872. https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-ange-dechu-8xyn49-fr/
    Harvard
    Redon, Odilon (1872) Ange déchu. Available at: https://artsdot.com/fr/art/odilon-redon-ange-dechu-8xyn49-fr/

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    Ange déchu — Odilon Redon

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    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : ange déchu, odilon redon, ailes. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    4. Revenez sur La Mort d'Ophélie (1905), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Symbolisme : Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself. Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Questions et réponses

    Quelle émotion «Ange déchu» de Odilon Redon dégage-t-il ?

    «Ange déchu» de Odilon Redon dégage un sentiment Mélancolique au sein d'une atmosphère globalement Éthéré.

    Quelle est la technique utilisée pour «Ange déchu» de Odilon Redon ?

    « Ange déchu » est réalisé en Acrylique sur toile.

    Quel sujet et quelle atmosphère «Ange déchu» de Odilon Redon associe-t-elle ?

    «Ange déchu» met en scène ange déchu, odilon redon, ailes, figure sombre, paysage onirique, art symboliste, noir et blanc, et l'atmosphère qui s'en dégage est Éthéré.