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Guide des œuvres étudiantes

Vêpres

Nom Classe Date

John Singer Sargent, Vêpres (1909), Walker Art Gallery. Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
John Singer Sargent artsdot.com/fr/artists/john-singer-sargent_fr/
Dates de l'artiste
1856 – 1925
Peint
1909
Technique mixte
Huile sur toile
Dimensions originales
915 x 710 cm
Mouvement
Impressionnisme Painters working fast and outdoors to catch how light actually looked at one moment, rather than finishing smoothly in a studio.
Lieu de l'exposition
Walker Art Gallery artsdot.com/fr/museums/walker-art-gallery-liverpool_fr/
Année
1909
Influences
Style de Barbizon
Mouvement
Impressionnisme
Médium
Huile sur toile

Mise en contexte

Vêpres — John Singer Sargent

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 915 × 710 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne. L'œuvre est trop grande pour être représentée à l'échelle sur cette page.

Date de création

  1. 1850
  2. 1860
  3. 1870
  4. 1880
  5. 1890
  6. 1900
  7. 1910
  8. 1920

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 69 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 53. L'artiste est décédé à l'âge de 69. 931 des 1127 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de John Singer Sargent (1856–1925) ▲ cette œuvre, 1909 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1884 Années d'activité principales : 1884–1906 Œuvres tardives : à partir de 1906

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/john-singer-sargent-vepres-d3y4fv-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Bois flotté #a77d65

    Palette répertoriée

    • #A77D65
    • #1D0F0A
    • #644A32
    • #DAAA9F

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Tons terreux La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Bois flotté
    Intensité
    Équilibré Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Niveau de contraste Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Forte unité chromatique L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Ombreux Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Couleurs subtiles La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de John Singer Sargent au cours des douze derniers mois — 57 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 54,7%153 200 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 11,8%33 100 visites
    3. 3 Hong Kong 8,7%24 300 visites
    4. 4 Singapour 7,5%21 000 visites
    5. 5 Espagne 2,3%6 500 visites
    6. 6 France 2,3%6 500 visites
    7. 7 Italie 1,6%4 500 visites
    8. 8 Royaume-Uni 1,4%3 800 visites
    9. 9 Roumanie 1,3%3 600 visites
    10. 10 Allemagne 1,2%3 500 visites
    11. · 47 autres pays 7,2%20 200 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de John Singer Sargent

    1. 1 Carnation, Lily, Lily, Rose, 1885 2,8%9 100 visites
    2. 2 Bateau dans les eaux près de Capri, 1878 1,6%5 200 visites
    3. 3 Las Meninas (après Velázquez), 1879 1,5%5 000 visites
    4. 4 Les filles d'Edward Darley Boit, 1882 1,1%3 500 visites
    5. 5 Une table à dîner le soir (également connue sous le nom de Monsieur et Madame Albert Vickers), 1884 1,0%3 400 visites
    6. 6 El Jaleo, 1882 0,9%3 100 visites
    7. 7 Les sœurs Wyndham, 1899 0,7%2 200 visites
    8. 8 Le garçon nu sur la plage, 1878 0,6%2 100 visites
    9. 9 Jeune fille égyptienne nue, 1891 0,6%1 800 visites
    10. 10 Lady Agnew of Lochnaw 0,6%1 800 visites
    11. 11 Capri (également connue sous le nom de 'A Girl of Capri'), 1878 0,5%1 600 visites
    12. 12 Rue à Venise, 1882 0,5%1 600 visites
    13. 13 Dr. Pozzi at Home, 1881 0,5%1 600 visites
    14. 14 Deux jeunes filles avec des parasols à Fladbury, 1889 0,5%1 600 visites
    15. 15 Femme égyptienne, 1891 0,5%1 600 visites
    16. 16 Peinture de Claude Monet au Bord d'une Forêt, 1885 0,5%1 500 visites
    17. 17 Tête du Christ, 1897 0,5%1 500 visites
    18. 18 Cashmire, 1908 0,4%1 300 visites
    19. 19 Robert Louis Stevenson et sa femme, 1885 0,4%1 300 visites
    20. 416 Vêpres, 1909 cette peinture 0,1%200 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 15,8% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 1388 œuvres de cet artiste, dont 946 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 416, captant 0,1% de cette attention (200 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Vêpres — John Singer Sargent

    Notes sur cette œuvre

    Rédigé pour ce guide à partir de sources publiées. La notice du catalogue elle-même se trouve dans la première partie de ce guide.

    Style artistique
    Touches lâches
    Sujet ou thème
    Scène de cour
    Titre
    Vêpres
    Éléments ou techniques notables
    Technique de la couleur fragmentée

    Un instant de tranquillité capturé à Aix-en-Provence

    L'œuvre « Vespers » (1909) de John Singer Sargent s'érige comme un témoignage de la capacité du mouvement impressionniste à distiller l'émotion et l'atmosphère en une forme visuelle. Peinte lors de son séjour à Aix-en-Provence, en France – une ville qui le captiva par sa lumière méditerranéenne et son héritage artistique – cette scène de cour sereine transcende la simple représentation ; elle incarne une contemplation profonde de la beauté et du silence.

    Sujet : L'œuvre dépeint un prêtre orthodoxe grec attendant un office du soir à Corfou. Sargent observait méticuleusement les rituels quotidiens de la vie, les traduisant en un récit visuel qui évoque les thèmes universels de la foi et de la solitude.

    Style et composition : Les coups de pinceau lâches de Sargent et son accent mis sur la lumière créent un style impressionniste caractéristique de son époque. La composition est divisée en trois zones distinctes – premier plan, second plan et arrière-plan – guidant le regard du spectateur à travers un espace soigneusement construit. Une légère distorsion de la perspective renforce la profondeur et contribue au sentiment global de réalisme.

    Technique : l'éclat impressionniste et la couleur fragmentée

    La technique magistrale de Sargent illustre parfaitement les principes de la « couleur fragmentée », où de petites touches de peinture sont superposées les unes aux autres pour créer des variations tonales et obtenir des effets lumineux. Cette méthode permet des changements subtils de teinte et d'intensité, reflétant les qualités éphémères de la lumière naturelle — une marque de fabrique de l'impressionnisme.

    Matériaux : Réalisée à l'huile sur toile, « Vespers » témoigne du dévouement de Sargent à capturer les nuances de couleur et de texture.

    Travail du pinceau : Les coups de pinceau sont délibérément amples et expressifs, transmettant mouvement et dynamisme tout en renforçant l'esthétique impressionniste. Ils contribuent de manière significative à la richesse texturale et à la vibration visuelle du tableau.

    Contexte historique et symbolisme

    Peinte durant l'Âge d'or, « Vespers » reflète les sensibilités artistiques de son temps — une période marquée par un mécénat opulent et une fascination pour la capture des instants fugaces de beauté. La cour elle-même symbolise un refuge loin du tumulte urbain, représentant un espace d'introspection et de connexion avec la nature. Le choix délibéré de Sargent pour les couleurs – jaunes sourds, ocres, verts et bruns – évoque la chaleur et la tranquillité, faisant écho à l'atmosphère sereine de la scène.

    Impact émotionnel et héritage artistique

    « Vespers » résonne profondément auprès des spectateurs par sa capacité à transmettre un sentiment de contemplation tranquille et d'élégance discrète. Le rendu magistral de la lumière et de la couleur par Sargent capture non seulement l'apparence visuelle d'Aix-en-Provence, mais aussi son essence émotionnelle — un chef-d'œuvre intemporel qui continue d'inspirer l'admiration par son innovation artistique et sa beauté profonde.

    Artiste et musée

    Artiste

    John Singer Sargent

    Né(e) à Florence, Italie

    Jeunesse, Famille et Formation

    Né à Florence, en Italie, le 12 janvier 1856, John Singer Sargent a découvert un monde façonné par l'errance de ses parents expatriés américains, FitzWilliam et Mary Newbold Sargent. Son père avait précédemment exercé en tant que chirurgien ophtalmologue à l'hôpital Wills Eye de Philadelphie entre 1844 et 1854. Ce passé médical a offert un socle stable, bien que transitoire, avant que la vie familiale ne se définisse par les rythmes cosmopolites de l'Europe. Le foyer était empreint d'une inclination artistique ; sa sœur Mary est née en 1857, et sa sœur Emily s'imposera plus tard comme une peintre accomplie. Ces premières années furent moins marquées par l'idée d'un foyer fixe que par une immersion profonde dans les traditions visuelles du continent.

    Son éducation formelle a suivi un parcours à travers les grands centres de l'art européen, avec une formation s'étendant de Florence à Paris, jusqu'à Londres. À Paris, il intégra l'atelier de Carolus-Duran, un mentorat qui allait fondamentalement façonner son approche technique. Cette période d'étude fut cruciale pour affiner les capacités d'observation qui caractériseraient son développement précoce. Plutôt que de suivre un chemin académique rigide, sa formation fut une succession d'engagements directs avec les maîtres et les méthodes spécifiques des ateliers parisiens. Il sortit de ces études avec une aisance technique lui permettant de naviguer entre les exigences structurées du portrait et les nécessités plus spontanées de ses études ultérieures.

    Les années parisiennes et le scandale artistique

    En 1874, à l'âge de dix-huit ans, John Singer Sargent intègre l'atelier de Carolus-Duran à Paris. Ce mentorat s'avéra transformateur, l'accent mis sur la peinture directe aidant à affiner sa virtuosité technique et sa capacité à capturer les traits avec une rapidité fulgurante. Afin de parfaire son art, il s'inscrit à l'École des Beaux-Arts, étudiant d'après des modèles vivants et des moulages pour consolider ses bases académiques. Durant ces années de formation, il commence à se faire un nom parmi l'élite de la ville, naviguant avec habileté à travers les hiérarchies sociales et artistiques de la capitale française.

    Son ascension vers le statut de portraitiste de premier plan fut toutefois interrompue par une controverse soudaine et brutale. La présentation de Madame X (Portrait de Madame Pierre Gautreau) lors du Salon de 1884 déclencha un scandale qui menaça sa carrière naissante. La représentation audacieuse de cette mondaine — remarquable par son teint pâle et sa pose suggestive — fut jugée provocatrice par la société parisienne. Bien qu'il ait ultérieurement repensé la bretelle de sa robe, les répercussions sociales furent profondes. Ce scandale finit par le contraindre à quitter Paris pour retourner en Angleterre, en quête d'un public plus réceptif à ses talents.

    Succès à Londres et l'Art du Portrait

    Le scandale éclaté à Paris provoqua un tournant décisif dans sa trajectoire, le poussant à s'installer à Londres en 1886. Ce déplacement s'avéra être une véritable métamorphose : de figure controversée, John Singer Sargent devint le portraitiste de premier plan de sa génération. Il jouissait d'une liberté professionnelle rare, capable de choisir ses commandes et d'imposer des tarifs extrêmement élevés pour son art. Cette autonomie lui permit de naviguer dans les plus hautes sphères de la société avec une assurance et une prestance que peu de ses contemporains pouvaient égaler.

    Ses modèles étaient les bâtisseurs de leur époque, allant de l'élite mondaine aux figures politiques les plus influentes. Parmi les nombreuses célébrités qui acceptèrent de poser pour lui figurait l'ancien président Theodore Roosevelt. Plus qu'un simple enregistrement des traits, il savait capturer la dynamique sociale et l'opulence de l'ère édouardienne. Sa capacité unique à transcrire l'essence même du caractère de ses sujets fit de lui une figure incontournable pour tous ceux qui souhaitaient graver leur nom dans l'histoire visuelle de l'âge.

    The Wyndham Sisters (1899)

    The Misses Hunter (1902)

    Henry James (1913)

    John D. Rockefeller (1917)

    Technique et Style Artistique

    L'approche de John Singer Sargent face à la toile se distinguait par une virtuosité technique remarquable, et plus particulièrement par son incroyable capacité à « dessiner » avec le pinceau. Sous l'égide de son mentor Carolus-Duran, il a embrassé le principe de la peinture directe, une méthode privilégiant l'application immédiate du pigment plutôt que la sécurité rassurante des croquis préliminaires. Cette formation exigeante l'a poussé à capturer l'essence même de son sujet par des mouvements spontanés et décisifs. Sa méthode consistait souvent à poser les tons par petites touches discrètes, semblables à une mosaïque, qu'il fondait ensuite les unes dans les autres pour créer une sensation de profondeur et de relief. Ce processus conférait à son œuvre une fluidité organique qui est devenue la véritable signature de sa main.

    Sa production artistique témoignait d'une dualité fascinante dans son tempérament d'artiste. Dans ses portraits de commande, il se conformait au « grand style », répondant aux attentes de ses modèles de la haute société avec une élégance et une prestance souveraines. Pourtant, ses études informelles et ses paysages révélaient une inclination tout autre. Dans ces œuvres, il manifestait une affinité évidente avec l'impressionnisme, utilisant une touche de pinceau libre pour saisir les variations fugaces de la lumière. Cette polyvalence lui permettait de naviguer avec aisance entre les exigences structurées du portrait formel et les impératifs plus expressifs et atmosphériques de la peinture en plein air.

    El Jaleo

    Carnation, Lily, Lily, Rose

    Madame X

    Chefs-d'œuvre et étendue artistique

    La production de John Singer Sargent fut prodigieuse, englobant environ 900 peintures à l'huile et plus de 2 000 aquarelles. Ses sujets suivaient ses errances à travers le globe, immortalisant des paysages et des figures allant de Venise, le Tyrol, Corfou et Capri jusqu'au Moyen-Orient, l'Espagne, le Montana, le Maine et la Floride. Cette vaste étendue géographique lui a permis de naviguer avec aisance entre les exigences structurées du portrait de la haute société et les impératifs spontanés des études en plein air. Si sa réputation est souvent intrinsèquement liée à l'élégance de ses modèles, ses croquis et ses dessins au fusain révèlent un regard inquiet et observateur, une quête de l'essence d'un instant plutôt que la simple recherche d'une ressemblance.

    Sa capacité à transcender les genres est manifeste dans le contraste saisissant entre ses sujets les plus célèbres. Madame X demeure une œuvre pivot de sa jeunesse, un tableau qui a marqué de son empreinte la scène artistique parisienne. À l'opposé, son intérêt tardif pour le monde naturel et les cadres plus informels a donné naissance à des œuvres telles que Carnation, Lily, Lily, Rose, une évocation poétique de deux jeunes filles dans un jardin anglais. Il a également su capturer l'énergie pure du mouvement dans El Jaleo, une représentation vibrante de danseurs de flamenco espagnols. Ces œuvres témoignent d'une flexibilité technique remarquable, lui permettant de passer de la solennité formelle d'une commande prestigieuse à l'atmosphère baignée de lumière d'un jardin ou d'une danse.

    1882: El Jaleo

    1885: Carnation, Lily, Lily, Rose

    Héritage et influence durable

    Au moment de son décès, le 15 avril 1925, l'œuvre de John Singer Sargent avait atteint une dimension prodigieuse, englobant environ 900 peintures à l'huile et plus de 2 000 aquarelles. Sa virtuosité technique, et plus particulièrement son incroyable capacité à « dessiner avec le pinceau », a laissé une empreinte indélébile sur les générations successives d'artistes. Si une grande partie de sa renommée reposait sur les commandes de la haute société de l'ère édouardienne, son influence s'étend bien au-delà, touchant à la mécanique même de la manière dont la lumière et l'atmosphère sont rendues sur la toile.

    La perception de l'étendue de son génie artistique a connu un tournant majeur dans les années 1980. La redécouverte de ses nus masculins, jusque-là négligés, a offert un regard bien plus complexe sur ses intentions créatives, déplaçant le débat au-delà des seuls cercles mondains de sa portraiture. Cette expansion de son œuvre connue a révélé un artiste plus nuancé, dont les intérêts ne se limitaient pas aux surfaces étincelantes de la Gilded Age. Ses œuvres continuent de fasciner les publics du monde entier, conservant une présence prestigieuse au sein de grandes institutions telles que le Metropolitan Museum of Art et la Tate Gallery.

    El Jaleo

    Carnation, Lily, Lily, Rose

    Madame X

    The Wyndham Sisters

    Musée

    Walker Art Gallery

    Exposé à Liverpool, Royaume-Uni

    L'Histoire de la Walker Art Gallery

    Les racines de cette collection remontent à 1819, lorsque la Liverpool Royal Institution fit l'acquisition de trente-sept peintures. Cette acquisition initiale constitua le socle d'un trésor artistique qui ne cessa de s'enrichir au fil des décennies suivantes. La Walker Art Gallery est une institution classée Grade II* et fait aujourd'hui partie intégrante du groupe National Museums Liverpool.

    La galerie fut officiellement inaugurée le 6 septembre 1877 par Edward Henry Stanley, 15e comte de Derby. Elle porte le nom de son bienfaiteur fondateur, Sir Andrew Barclay Walker (1824–1893). Cette institution demeure un pilier fondamental du paysage culturel de Liverpool, au Royaume-Uni.

    L'Architecture du Sanctuaire Victorien

    La Walker Art Gallery est une institution victorienne grandiose, nichée sur William Brown Street à Liverpool, en Angleterre. La conception architecturale de cet édifice est l'œuvre d'Evan James Hall. Classé Grade II*, ce monument est reconnu pour son importance historique et architecturale majeure. La galerie se dresse majestueusement à proximité de l'entrée du tunnel de Queensway.

    La présence physique de la galerie reflète les ambitions civiques du XIXe siècle. Son architecture offre un écrin structuré, dédié à la préservation de l'art. Les espaces intérieurs sont harmonieusement organisés pour favoriser la contemplation de collections aussi diverses que les œuvres de la Renaissance et les pièces du modernisme britannique. L'envergure même du bâtiment est pensée pour porter le poids de ses collections et accueillir le flux du public à travers ses vastes halls.

    Les Collections Préraphaélite et Renaissance

    La galerie abrite un assemblage exceptionnel de peintures préraphaélites. Ces œuvres, incluant celles de Dante Gabriel Rossetti et de John Everett Millais, se concentrent sur un symbolisme complexe et une profonde dimension psychologique. Ces artistes ont cherché à revenir à la pureté de la première Renaissance, privilégiant la précision anatomique et l'intensité émotionnelle. Leurs toiles déploient souvent des paysages luxuriants et détaillés, peuplés de figures imprégnées d'une certaine mélancolie éthérée.

    La collection offre également un regard sur les innovations de la Renaissance. Les visiteurs peuvent y observer l'éveil de la perspective et de la grâce humaine à travers des œuvres qui définissent l'aube de la représentation moderne. Cela inclut les allégories mythologiques de Botticelli et l'atmosphère divine et brumeuse de l'Annonciation de Léonard de Vinci. Ces pièces témoignent d'une période charnière d'investigation intellectuelle et spirituelle dans l'histoire de l'art européen.

    Dante's Dream, 1872 - Dante Gabriel Rossetti

    Isabella, 1849 - Sir John Everett Millais

    Les chefs-d'œuvre de la collection permanente

    La collection abrite des œuvres magistrales issues de la Renaissance et du XVIIe siècle. Le tableau de 1342 de Simone Martini, Le Christ découvert dans le Temple, témoigne des racines profondes des collections de la galerie. L'Âge d'or néerlandais s'illustre à travers plusieurs chefs-d'œuvre de Rembrandt van Rijn, notamment Portrait de l'artiste jeune homme (vers 1631), Les Fiancés (vers 1640), ainsi que son Autoportrait avec béret et chaîne d'or (vers 1630). Ces pièces dialoguent avec le portrait de 1537 de Hans Holbein le Jeune représentant Henri VIII.

    Les mouvements artistiques ultérieurs trouvent également leur place au cœur des expositions permanentes. L'œuvre de 1872 de Dante Gabriel Rossetti, Le Rêve de Dante, constitue une pièce maîtresse de cet ensemble. Le XIXe siècle est par ailleurs magnifié par Le Meurtre (1870) de Paul Cézanne et par Écho et Narcisse (vers 1903) de John William Waterhouse.

    Œuvres d'art modernes et britanniques

    La collection retrace l'évolution de l'identité britannique à travers les perspectives changeantes du paysage et de la figure humaine. George Stubbs pose les fondations d'une observation empreinte de précision anatomique. Ses œuvres, parmi lesquelles figurent The Lincolnshire Ox (1790), Horse Frightened by a Lion (1770) et Molly Long-legs with her Jockey (1762), témoignent d'un engagement profond envers le monde naturel et l'étude minutieuse de la musculature animale.

    La transition vers le XXe siècle est marquée par l'émergence de figures modernistes et contemporaines. L'œuvre de David Bomberg, Cuenca (1934), offre une méditation sur la solitude à travers un paysage montagneux, utilisant la simplification géométrique caractéristique de son dialogue avec le cubisme. La galerie abrite également des œuvres de figures majeures du siècle dernier, telles que Lucian Freud et David Hockney, illustrant toute la richesse et la diversité de l'art britannique moderne.

    Enfin, les scènes de la fin de l'époque victorienne offrent un aperçu de la vie urbaine et sociale d'une ère révolue. Steble Fountain, William Brown Street (1899) de Charles Trevor Prescott dépeint un instant de quiétude à Liverpool, montrant des silhouettes déambulant devant une statue et une fontaine centrales. Cette œuvre capture avec justesse l'atmosphère de la ville au tournant du siècle.

    Visiter la galerie à Liverpool

    La Walker Art Gallery est située à William Brown St, Liverpool, Royaume-Uni L3 8EL. Elle se trouve à proximité de l'entrée du tunnel Queensway. Pour ceux qui se déplacent en voiture, le parking le plus proche est situé à Queen Square. Il est également possible de se garer via un système de stationnement payant sur William Brown Street ainsi que derrière le World Museum, sur Hunter Street.

    La galerie est ouverte tous les jours de 10h à 17h. L'accès aux musées et galeries de National Museums Liverpool est gratuit. Bien qu'aucun droit d'entrée ne soit exigé, les dons sont les bienvenus pour soutenir l'institution. Les visiteurs pourront y découvrir plusieurs œuvres majeures, notamment :

    Echo and Narcissus, 1903 - John William Waterhouse

    The Betrothal, 1640 - Rembrandt van Rijn

    Isabella, 1849 - Sir John Everett Millais

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

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    artsdot.com/fr/art/download/john-singer-sargent-vepres-d3y4fv-fr/

    Citer cette œuvre

    MLA
    Sargent, John Singer. Vêpres. 1909, Walker Art Gallery. https://artsdot.com/fr/art/john-singer-sargent-vepres-d3y4fv-fr/
    APA
    Sargent, John Singer (1909). Vêpres [Painting]. Walker Art Gallery. https://artsdot.com/fr/art/john-singer-sargent-vepres-d3y4fv-fr/
    Chicago
    John Singer Sargent. Vêpres. 1909. Walker Art Gallery. https://artsdot.com/fr/art/john-singer-sargent-vepres-d3y4fv-fr/
    Harvard
    Sargent, John Singer (1909) Vêpres. Walker Art Gallery. Available at: https://artsdot.com/fr/art/john-singer-sargent-vepres-d3y4fv-fr/

    Regardez de plus près

    Vêpres — John Singer Sargent

    Regardez de plus près

    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : cour, provence, paysage. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    4. Revenez sur Carnation, Lily, Lily, Rose (1885), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Impressionnisme : Painters working fast and outdoors to catch how light actually looked at one moment, rather than finishing smoothly in a studio. Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Quiz d'art

    Vêpres — John Singer Sargent

    Connaissez-vous bien cette œuvre ?

    Cochez une réponse pour chacune des 5 questions ci-dessous. Chaque question possède exactement une seule bonne réponse.

    1. 1. Quel style artistique est principalement utilisé dans « Vespers » de John Singer Sargent ?

      • A Cubisme
      • B Réalisme
      • C Impressionnisme
    2. 2. La description de l'image souligne l'utilisation de quelle technique pour obtenir des effets lumineux ?

      • A Mélange
      • B Frottis
      • C Glacis
    3. 3. Où « Vespers » a-t-il été peint ?

      • A Paris
      • B Londres
      • C Aix-en-Provence
    4. 4. Que représente symboliquement la cour représentée dans le tableau ?

      • A L'agitation urbaine
      • B La révolution industrielle
      • C Un refuge loin de la vie citadine
    5. 5. Quelle palette de couleurs caractérise l'utilisation de la couleur par Sargent dans « Vespers » ?

      • A Des rouges et bleus éclatants
      • B Des jaunes pâles, des ocres, des verts et des bruns
      • C Des noirs et blancs audacieux

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

    Ceci commence une nouvelle page imprimée, ce qui permet de l'exclure simplement des exemplaires.

    1C · 2B · 3C · 4C · 5B

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    Où puis-je voir l'original de «Vêpres» de John Singer Sargent ?

    «Vêpres» de John Singer Sargent est exposé au Walker Art Gallery, Liverpool, Royaume-Uni. La mention du musée se rapporte à l'œuvre originale et non aux reproductions.

    Quelles sont les dimensions de l'original «Vêpres» de John Singer Sargent ?

    L'œuvre originale «Vêpres» de John Singer Sargent mesure 915 x 710 cm.

    Comment les couleurs de «Vêpres» de John Singer Sargent traduisent-elles l'émotion qui s'en dégage ?

    La palette Tons terreux de «Vêpres» de John Singer Sargent s'harmonise avec son ton émotionnel Contemplatif. La couleur est l'un des moyens par lesquels une œuvre transmet une émotion.