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Guide des œuvres étudiantes

Mme Crouch

Nom Classe Date

George Romney, Mme Crouch (1787), English Heritage. Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
George Romney artsdot.com/fr/artists/george-romney_fr/
Dates de l'artiste
1734 – 1802
Peint
1787
Technique mixte
Huile sur toile
Dimensions originales
127 x 102 cm
Mouvement
Néoclassicisme A deliberate return to the calm balance and clear outlines of ancient Greek and Roman art.
Époque
L'époque moderne
Lieu de l'exposition
English Heritage artsdot.com/fr/museums/english-heritage-london_fr/
Artistic style
Réalisme classique
Influences
Traditions artistiques européennes
Notable elements or techniques
Touches de pinceau détaillées ; Lumière douce et diffuse
Subject or theme
Portrait

Mise en contexte

Mme Crouch — George Romney

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 127 × 102 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne.

Date de création

  1. 1730
  2. 1740
  3. 1750
  4. 1760
  5. 1770
  6. 1780
  7. 1790
  8. 1800

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 68 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 53. L'artiste est décédé à l'âge de 68. 178 des 261 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de George Romney (1734–1802) ▲ cette œuvre, 1787 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1777 Années d'activité principales : 1777–1788 Œuvres tardives : à partir de 1788

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/george-romney-mme-crouch-arjg8a-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Vert de phtalo #261f18

    Palette répertoriée

    • #261F18
    • #DFD9C0
    • #6C6043
    • #9B997D

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Nom de la couleur principale
    Vert de phtalo
    Intensité
    Équilibré Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Déclaration Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Harmonie équilibrée L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Équilibrée Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Couleurs subtiles La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de George Romney au cours des douze derniers mois — 21 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 69,1%34 200 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 11,3%5 600 visites
    3. 3 Singapour 5,9%2 900 visites
    4. 4 Hong Kong 4,8%2 400 visites
    5. 5 Roumanie 1,6%800 visites
    6. 6 Brésil 1,4%700 visites
    7. 7 Royaume-Uni 1,4%700 visites
    8. 8 République tchèque 0,6%300 visites
    9. 9 Espagne 0,6%300 visites
    10. 10 France 0,6%300 visites
    11. · 11 autres pays 2,7%1 300 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de George Romney

    1. 1 Jemima Yorke (1763–1804), Mme Reginald Pole Carew, 1784 1,1%600 visites
    2. 2 La mort du général Wolfe à Québec, 1759 (étude), 1763 1,1%600 visites
    3. 3 Portrait of the Vernon children 1,1%600 visites
    4. 4 Miss Constable, 1787 0,9%500 visites
    5. 5 Henriette, comtesse de Warwick, et ses enfants, 1787 0,9%500 visites
    6. 6 Lady Hamilton en vestale, 1800 0,9%500 visites
    7. 7 Mme Siddons, 1784 0,9%500 visites
    8. 8 Lydia Henrietta Malortie (1754–1816), Mme Henry Hoare, 1784 0,9%500 visites
    9. 9 Anna Maria Hunt (v. 1771–1861), l'honorable Mme Charles Agar Bagenal, 1793 0,9%500 visites
    10. 10 Mrs. Alexander Blair, 1789 0,9%500 visites
    11. 11 Sketch 62 0,9%500 visites
    12. 12 Mme Crouch, 1787 cette peinture 0,7%400 visites
    13. 13 Portrait of Emma, Lady Hamilton as a Bacchante 0,7%400 visites
    14. 14 Hugh Holme, Deputy Recorder of Kendal 0,7%400 visites
    15. 15 Double portrait of mrs. russell and her eldest son 0,7%400 visites
    16. 16 Portrait de George Cowper 0,7%400 visites
    17. 17 Lady Hamilton dans un chapeau de paille 0,7%400 visites
    18. 18 Page from a sketchbook 43 0,7%400 visites
    19. 19 Sir John Trevelyan (1761–1846), 5e Bt, 1788 0,6%300 visites
    20. 20 Lady Hamilton comme Circé, 1782 0,6%300 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 16,6% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 1111 œuvres de cet artiste, dont 348 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 12, captant 0,7% de cette attention (400 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Mme Crouch — George Romney

    Une Vision de Sérénité : La Grâce Intemporelle de « Mrs Crouch » de George Romney

    Dans la quiétude de l'année 1787, George Romney a capturé bien plus qu'un simple portrait ; il a mis en bouteille une atmosphère de profonde tranquillité. Mrs Crouch s'érige comme un chef-d'œuvre époustouflant de l'ère néoclassique, offrant une fenêtre sur un monde où l'élégance et la nature coexistent dans une harmonie parfaite et rythmique. En contemplant cette huile sur toile, la sensation immédiate est celle d'un calme absolu. Le sujet, rendu avec un réalisme exquis, est assis avec assurance sur un affleurement rocheux escarpé, sa présence étant à la fois imposante et douce. La maîtrise du clair-obscur par Romney — cette danse délicate entre l'ombre et la lumière — sculpte le tissu même de sa robe, conférant une dimension tactile à la peinture qui invite le spectateur à vouloir toucher l'éclat de la soie et le poids des draperies.

    La composition est une leçon magistrale de tension équilibrée. Tandis que la femme elle-même incarne la stabilité et la grâce, l'arrière-plan murmure le mouvement et la nostalgie. Un paysage marin brumeux et éthéré s'étire vers l'horizon, où des voiles lointaines captent la lumière douce et diffuse d'un ciel couvert. Cette utilisation délibérée de la perspective crée un sentiment d'expansion et de profondeur, attirant le regard de l'intimité du premier plan vers un royaume de contemplation. Les formes organiques du feuillage et les textures irrégulières de la pierre offrent un contraste terrestre et ancré aux lignes fluides de sa chevelure et de sa tenue, créant un dialogue visuel entre la permanence de la terre et la nature éphémère de la mer.

    Symbolisme et Récit de la Nostalgie

    Au-delà de sa splendeur esthétique, Mrs Crouch est imprégnée d'un récit caché et poignant qui résonne profondément avec l'expérience humaine. Les murmures de l'histoire suggèrent que le modèle, Anna Maria Crouch, a été capturé ici dans un moment de contemplation languissante, attendant peut-t-être le retour de son mari, le lieutenant Edward Rollings Crouch. Le détail subtil d'un portrait miniature serré contre son cœur sert de puissant symbole de dévotion et de la douleur de la séparation. Cette couche de complexité émotionnelle transforme la peinture, passant d'un simple portrait social à une exploration profonde de la mémoire et de la résilience.

    Le décor lui-même agit comme une extension de l'état intérieur du sujet. L'affleurement rocheux, symbolisant une force inébranlable, reflète son calme face à l'incertitude de la vie. Pendant ce temps, le navire lointain, glissant sur les eaux brumeuses, évoque la fascination romantique pour l'immensité de l'inconnu et la nature douce-amère du départ. Pour le collectionneur ou le décorateur d'intérieur, cette œuvre offre bien plus qu'une simple décoration ; elle constitue un point focal d'une grande profondeur émotionnelle, capable d'ancrer une pièce grâce à son mélange sophistiqué de poids historique et de sentiment poétique.

    Un Héritage de l'Excellence Néoclassique

    Posséder une reproduction de l'œuvre de Romney, c'est inviter les sensibilités raffinées de l'Angleterre géorgienne dans un espace moderne. À une époque où l'art britannique réagissait contre les excès ornés du Rococo, Romney s'est fait le champion des idéaux de clarté, de retenue et de beauté classique. Sa technique — caractérisée par des couches de peinture méticuleuses et des coups de pinceau intentionnels — atteint une qualité lumineuse qui demeure captivante des siècles plus tard. La palette chaude de crèmes, de beiges et de bruns riches, ponctuée d'ors subtils et de rouges profonds, garantit que l'œuvre s'harmonise magnifiquement avec une variété de palettes intérieures sophistiquées.

    Qu'elle soit placée dans une galerie baignée de lumière ou dans un bureau feutré d'inspiration bibliothèque, Mrs Crouch sert de témoignage durable à la puissance du portrait. C'est une œuvre qui célèbre l'intersection de l'émotion humaine et de la majesté naturelle, ce qui en fait un choix incomparable pour ceux qui cherchent à s'entourer d'un art inspirant à la fois la réflexion tranquille et un sentiment de grandeur historique.

    Artiste et musée

    Artiste

    George Romney

    Né(e) à Dalton-in-Furness, Royaume-Uni

    Jeunesse, Famille et Formation

    Né le 26 décembre 1734 à Beckside, dans le village de Dalton-in-Furness, dans le Lancashire, George Romney a fait ses premiers pas dans un univers de savoir-faire artisanal. Troisième d'une fratrie de onze enfants, il était issu de l'union de John Romney, un ébéniste, et d'Anne Simpson. Ses premières années furent rythmées par la vie domestique intense d'une famille nombreuse dans le nord-ouest de l'Angleterre. Bien qu'il ait fréquenté l'école à Dendron, située à proximité, sa scolarité fut de courte durée. À l'âge de onze ans, il quitta les bancs de l'école pour s'engager dans l'apprentissage du métier de son père, s'initiant ainsi à l'ébénisterie.

    La précision rigoureuse exigée par le métier paternel a sans doute forgé son sens aigu du détail, mais ses inclinations naturelles le portaient vers un art plus illustratif. Un horloger local éveilla en lui un intérêt précoce pour le dessin, offrant une redirection subtile loin des outils de menuiserie qui régnaient dans son foyer. Ce talent naissant finit par l'éloigner de l'atelier de mobilier pour l'orienter vers l'étude du portrait. Il alla chercher Christopher Steele, un portraitiste itinérant basé à Kendal, afin de perfectionner ses compétences. Sous l'égide de Steele, Romney entama sa métamorphose, passant du statut d'apprenti artisan à celui d'étudiant de la forme humaine.

    L'ascension fulgurante à Londres

    Dès 1762, George Romney quitte les paysages du Lancashire pour s'immerger dans l'atmosphère compétitive de Londres. Il arrive dans la capitale en quête de fortune et de reconnaissance, porté par une ambition qui transcendait déjà sa formation initiale. Si la métropole s'avérait être un creuset exigeant pour tout nouvel arrivant, il parvint à naviguer à travers ses complexités sociales avec une aisance naturelle. Il s'imposa rapidement comme un portraitiste de grand talent, trouvant sa place au cœur des cercles de la haute société qui dictaient les goûts esthétiques de l'époque.

    Son ascension fut marquée par une rivalité directe avec les figures les plus illustres de son temps, notamment Thomas Gainsborough et Joshua Reynolds. Bien que ces contemporains jouissent d'une influence considérable, George Romney sut se forger une identité artistique singulière. Il devint l'un des peintres de portraits britanniques les plus prisés de la fin du XVIIIe siècle, séduisant aussi bien une classe marchande en plein essor que la noblesse établie. Sa capacité à évoluer au sein des hiérarchies sociales mouvantes de l'ère georgienne lui assura une présence incontournable dans les salons les plus élégants de l'époque.

    1763 : Jacob Morland de Capplethwaite

    1765 : Portrait d'une dame

    1767 : Portrait d'une jeune fille

    Technique et Style Artistique

    L'approche de George Romney face à la toile se définissait par un équilibre délicat entre le détail méticuleux et la force expressive du coup de pinceau. Il privilégiait une technique raffinée qui fuyait la lourdeur de certains de ses contemporains, optant plutôt pour des touches douces qui insufflaient un sentiment de réalisme empreint de délicatesse. Cette méthode lui permettait de rendre les textures subtiles du tissu et de la peau avec une sophistication tranquille. Sa palette reposait souvent sur des couleurs feutrées, contribuant à instaurer une atmosphère de calme et de sérénité dans ses compositions. Plutôt que de s'appuyer sur des artifices dramatiques, il cherchait à capturer l'essence même de ses sujets grâce à une compréhension aiguë de la psychologie humaine, une qualité qui se reflète dans la nuance des expressions qu'il parvenait à saisir.

    Son répertoire technique était vaste, s'étendant bien au-delà de l'huile sur toile achevée. Dessinateur prolifique, il utilisait des croquis, des cartons et même de petites études miniatures pour élaborer ses idées. Cette pratique disciplinée lui permettait d'expérimenter la forme et la lumière avant de s'engager dans des formats plus imposants. Sa capacité à traduire ces études préliminaires en portraits épurés l'a aidé à naviguer dans le paysage social compétitif de Londres, où il était souvent sollicité pour dépeindre les figures de proue de l'époque avec autant de précision que de grâce.

    Portrait of Sir Chaloner Ogle, 1st Baronet (1782)

    Portrait de Thomas Greene

    L'influence d'Emma Hamilton

    La trajectoire de la création de George Romney bascula profondément lors de sa rencontre avec Emma Hart, la femme qui allait devenir célèbre sous le nom de Lady Hamilton. Elle devint bien plus qu'un simple sujet récurrent ; elle fut son modèle le plus célébré et une muse exerçant une influence puissante sur son imaginaire. Leur relation, intense et dévorante, fut un lien qui marqua profondément la vie personnelle de l'artiste autant que son orientation professionnelle. À travers elle, George Romney trouva le moyen de s'affranchir des contraintes du portrait conventionnel pour s'aventurer vers des territoires plus imaginatifs et poétiques.

    Sous le charme d'Emma, George Romney produisit une série de compositions inspirées par Shakespeare et d'autres thèmes fantastiques. Ces œuvres lui permirent d'explorer les thèmes du merveilleux et du récit littéraire, utilisant toute l'expressivité de son modèle pour donner vie à des personnages dramatiques. Il peignit plus de 80 portraits d'elle, chaque tentative capturant une facette différente de sa personnalité. Cette période de collaboration intense fut marquée par une expérimentation constante de la composition et du symbolisme, le menant vers ces toiles oniriques et poétiques qui allaient définir ses dernières années.

    Lady Hamilton en tant que Circe

    Emma, Lady Hamilton

    Les dernières années et la fin de sa vie

    La dernière décennie de la vie de George Romney fut marquée par un retrait progressif des cercles mondains qui avaient autrefois porté son ascension. Dès 1794, la maladie commença à entraver sérieusement sa pratique du portrait, ralentissant cette production prolifique qui avait fait sa renommée durant ses années de gloire. Ce déclin de sa productivité n'était pas le fruit d'un désintérêt pour l'art, mais le résultat d'un combat physique qui vint assombrir ses vieux jours. L'homme qui, autrefois, rivalisait d'éclat avec les figures les plus illustres de l'ère georgienne se retrouva de plus en plus marginalisé par sa propre santé.

    À partir de 1799, la nécessité de trouver un refuge devint une évidence. Affaibli par la maladie, George Romney retourna à Kendal pour rejoindre son épouse, Molly. Cette période de convalescence dans le Nord-Ouest de l'Angleterre fut comme une coda silencieuse pour une vie passée dans l'effervescence des centres artistiques de Londres et de Paris. Bien que sa capacité à accepter de grands commanditaires se soit amenuisée, il demeura un dessinateur d'une puissance remarquable. Il s'éteignit à Kendal, dans le Westmorland, en Angleterre, le 15 novembre 1802. Ses restes furent déposés en terre à Dalton, le ramenant ainsi au paysage même de sa naissance.

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    La répartition des toiles subsistantes de George Romney reflète l'arc géographique de son existence, depuis ses racines septentrionales jusqu'à son ascension fulgurante dans la capitale. À Londres, son empreinte est particulièrement palpable au sein des collections de la Tate Gallery, qui préserve dix-sept de ses œuvres, ainsi qu'à la National Portrait Gallery, qui en détient dix. Ces institutions offrent un regard privilégié sur l'artiste à l'apogée de son influence sociale, capturant les visages de l'ère georgienne avec cette profondeur psychologique qui a forgé sa renommée.

    Au-delà de la capitale, son lien avec le Nord-Ouest demeure tangible à travers les collections de l' Abbot Hall Art Gallery à Kendal, qui conserve neuf de ses peintures. Cette collection tisse un lien avec la région où sa vie a commencé et où elle a finalement trouvé un dénouement paisible. Son rayonnement s'étend également de l'autre côté de l'Atlantique, avec plusieurs œuvres conservées par le Metropolitan Museum of Art à New York. Parmi ces trésors figure le Portrait of Sir Chaloner Ogle, 1st Baronet de 1782.

    Portrait of Sir Chaloner Ogle, 1st Baronet (1782)

    The Leigh Family

    Portrait of Mrs. Verelst

    Musée

    English Heritage

    Exposé à Londres, Royaume-Uni

    L'histoire et la mission d'English Heritage

    Les racines d'English Heritage remontent à la fin du XIXe siècle, époque où les premières législations commencèrent à protéger les monuments anciens. Cette reconnaissance précoce de la valeur inestimable de ces sites a jeté les bases d'un effort structuré pour sauvegarder l'histoire physique de la nation. En 1984, l'organisation fut officiellement établie, fonctionnant alors comme un organisme gouvernemental parrainé par le ministère de la Culture, des Médias et du Sport. Cette période marqua la formalisation de la responsabilité de protéger le paysage et ses structures séculaires.

    Un tournant majeur s'opéra en 2015, lorsque l'organisation se transforma en association caritative. Ce changement de statut a permis de réorienter l'attention vers l'engagement du public et la préservation durable. Aujourd'hui, English Heritage gère plus de 400 monuments historiques, bâtiments et lieux emblématiques en Angleterre. Ces sites, qui s'étendent des monuments préhistoriques aux sites industriels de l'ère victorienne, sont chacun entretenus avec soin pour assurer leur présence continue dans l'ère moderne.

    La mission de l'organisation se concentre sur la préservation méticuleuse des récits tissés dans la trame même de l'identité anglaise. En gérant ce patrimoine si diversifié, elle veille à ce que les vestiges physiques du passé — des remparts du château de Douvres à l'élégance géorgienne de Marble Hill House — demeurent accessibles à tous. Ce travail exige un engagement profond, tant envers la pierre matérielle qu'envers les récits intangibles de conquête, d'innovation et de résilience que ces lieux incarnent avec tant de force.

    Diversité des sites et styles architecturaux

    Le paysage d'English Heritage s'étend du silence préhistorique de Stonehenge aux vestiges structurés des forts romains. Ces sites offrent une continuité physique de l'occupation humaine, où le poids de la pierre et de la terre marque le passage des millénaires. La collection de propriétés comprend des châteaux médiévaux et des maisons de ville victoriennes, aux côtés de demeures seigneuriales qui reflètent l'évolution des goûts de l'aristocratie britannique. Chaque lieu ouvre une fenêtre spécifique sur une ère particulière de la construction et de l'organisation sociale.

    Les mutations architecturales se révèlent dans la juxtaposition fascinante que l'on découvre à Eltham Palace, où les ruines médiévales rencontrent les lignes épurées d'un intérieur Art déco. À Twickenham, Marble Hill House présente la symétrie parfaite d'une villa palladienne du XVIIIe siècle. Ces structures permettent une rencontre directe avec l'évolution du design, depuis les impératifs défensifs d'une forteresse jusqu'aux proportions raffinées d'une résidence géorgienne. Même au sein des espaces religieux ou civiques, les détails demeurent immuables, à l'instar de l'autel en pierre du XIIIe siècle et du sol en carreaux médiévaux que l'on trouve au Palais de Winchester.

    Marble Hill House, Twickenham

    Eltham Palace

    Winchester Palace

    Stonehenge

    Collections artistiques et chefs-d'œuvre

    La présence de l'art au cœur de ces espaces historiques instaure un dialogue silencieux entre le spectateur et le passé. À Kenwood House, l'atmosphère est sculptée par la collection Wernher, où les peintures de la Renaissance et les maîtres anciens néerlandais cohabitent avec la noblesse des tapisseries françaises. Une certaine gravité s'empare de l'esprit lorsque l'on se tient devant des œuvres telles que Mrs Tollemache as Miranda, peinte vers 1774 par Sir Joshua Reynolds. La lumière, dans ces salons, semble se poser sur la toile d'une manière singulière, invitant à une observation lente et profonde de la forme et du caractère.

    Apsley House impose, quant à elle, un poids visuel différent, peut-être plus intense. Ses murs abritent des œuvres de Goya, Ribera et Velázquez, créant un espace défini par les ombres profondes et la touche délibérée de ces maîtres. Dans d'autres décors, l'intensité spirituelle du Baroque se fait ressentir à travers des pièces comme Saint Francis Receiving the Stigmata de Bartolomé Esteban Murillo, datant d'environ 1650. Il ne s'agit pas de simples objets de contemplation, mais de véritables présences qui habitent pleinement les pièces qu'elles occupent.

    Mrs Tollemache as Miranda, vers 1774

    Saint Francis Receiving the Stigmata, vers 1650

    S'engager avec l'histoire et la recherche

    La préservation de ces sites repose sur une collaboration active avec les communautés locales, garantissant que les efforts de conservation demeurent profondément ancrés dans les lieux qu'ils protègent. Ce lien entre le public et le passé est nourri par un engagement moderne, illustré par des initiatives récentes qui intègrent le jeu lors des visites de sites afin d'encourager une interaction vivante avec l'histoire. Ces efforts visent à rendre le poids du passé accessible par des moyens inattendus et ludiques, transformant la contemplation en une expérience partagée.

    Pour ceux qui aspirent à une connexion plus érudite, le site web de l'organisation propose des chronologies détaillées, des analyses architecturales et des essais académiques. Cette présence numérique s'inscrit dans un engagement plus vaste visant à préserver la mémoire historique grâce à la numérisation de vastes archives. Cela inclut notamment la collection de photographies aériennes de Janette Rosing, qui offre une perspective unique sur l'évolution constante du paysage du pays.

    Le travail de l'organisation s'étend jusqu'à l'étude méticuleuse des environnements qu'elle gère. En conjuguant la recherche scientifique et l'enquête historique, l'attention demeure focalisée sur la réalité tangible des sites. Cette approche garantit que le récit de la terre est maintenu, tant par l'entretien physique des lieux que par la curation soigneuse de son histoire documentée.

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

    Code QR renvoyant à la page de téléchargement de Mme Crouch

    artsdot.com/fr/art/download/george-romney-mme-crouch-arjg8a-fr/

    Citer cette œuvre

    MLA
    Romney, George. Mme Crouch. 1787, English Heritage. https://artsdot.com/fr/art/george-romney-mme-crouch-arjg8a-fr/
    APA
    Romney, George (1787). Mme Crouch [Painting]. English Heritage. https://artsdot.com/fr/art/george-romney-mme-crouch-arjg8a-fr/
    Chicago
    George Romney. Mme Crouch. 1787. English Heritage. https://artsdot.com/fr/art/george-romney-mme-crouch-arjg8a-fr/
    Harvard
    Romney, George (1787) Mme Crouch. English Heritage. Available at: https://artsdot.com/fr/art/george-romney-mme-crouch-arjg8a-fr/

    Regardez de plus près

    Mme Crouch — George Romney

    Regardez de plus près

    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Combien de visages pouvez-vous trouver ? ____ (notre catalogue en dénombre 1 — êtes-vous d'accord ?)
    4. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : portrait, néoclassicisme, marine. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    5. Revenez sur Portrait de Mme Verelst (1773), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Quiz d'art

    Mme Crouch — George Romney

    Connaissez-vous bien cette œuvre ?

    Cochez une réponse pour chacune des 5 questions ci-dessous. Chaque question possède exactement une seule bonne réponse.

    1. 1. De quel mouvement artistique Mrs Crouch est-elle considérée comme faisant partie ?

      • A Romantisme
      • B Impressionnisme
      • C Néoclassicisme
    2. 2. Le tableau représente une femme assise sur quel type de formation géologique ?

      • A Sommet de montagne
      • B Cratère de volcan
      • C Affleurement rocheux
    3. 3. Quelle est la palette de couleurs dominante utilisée dans Mrs Crouch ?

      • A Rouges et jaunes éclatants
      • B Bleus et verts frais
      • C Bruns chauds, crèmes et beige
    4. 4. L'artiste a employé la perspective pour créer un sentiment de quoi ?

      • A Profondeur et espace
      • B Mouvement et dynamisme
      • C Intensité émotionnelle
    5. 5. Quel élément stylistique contribue à l'atmosphère émotionnelle sereine du tableau ?

      • A Éclairage dramatique
      • B Coups de pinceau audacieux
      • C Expressions faciales détaillées

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

    Ceci commence une nouvelle page imprimée, ce qui permet de l'exclure simplement des exemplaires.

    1C · 2C · 3C · 4A · 5B

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    Quelle est la luminance de «Mme Crouch» de George Romney ?

    «Mme Crouch» de George Romney présente une luminance de Luminosité douce. La luminance décrit la quantité de lumière que les couleurs semblent réfléchir.

    Quelle émotion «Mme Crouch» de George Romney exprime-t-il au sein du mouvement Néoclassicisme ?

    L'émotion Calme de « Mme Crouch » accompagne son style Néoclassicisme.

    Quelle technique a été utilisée pour « Mme Crouch » et quand cette œuvre a-t-elle été créée ?

    «Mme Crouch» de George Romney est une œuvre réalisée en Huile sur toile, datant de 1787.