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Guide des œuvres étudiantes

Autoportrait

Nom Classe Date

Frederick R. Spencer, Autoportrait (1849), Los Angeles County Museum of Art. Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
Frederick R. Spencer artsdot.com/fr/artists/frederick-r-spencer_fr/
Dates de l'artiste
1806 – 1875
Peint
1849
Technique mixte
Huile sur toile
Dimensions originales
76.2 x 63.5cm
Mouvement
Orientalisme European pictures of North Africa and West Asia — often imagined rather than observed, and worth questioning.
Époque
XIXe siècle
Lieu de l'exposition
Los Angeles County Museum of Art artsdot.com/fr/museums/los-angeles-county-museum-of-art-los-angeles_fr/
Artistic style
Réalisme classique
Influences
Sir Thomas Lawrence
Notable elements or techniques
Clair-obscur, texture lisse, lignes douces
Subject or theme
Introspection, assurance intellectuelle

Mise en contexte

Autoportrait — Frederick R. Spencer

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 76 × 64 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne.

Date de création

  1. 1800
  2. 1810
  3. 1820
  4. 1830
  5. 1840
  6. 1850
  7. 1860
  8. 1870

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 69 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 43. L'artiste est décédé à l'âge de 69. 4 des 10 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de Frederick R. Spencer (1806–1875) ▲ cette œuvre, 1849 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1835 Années d'activité principales : 1835–1855 Œuvres tardives : à partir de 1855

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/autoportrait-by-frederick-r-spencer_fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Noyer #684c31

    Palette répertoriée

    • #684C31
    • #1A1818
    • #C5B99C
    • #A38B5F

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Tons terreux La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Noyer
    Intensité
    Monochromatique Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Serein Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Forte unité chromatique L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Ombres profondes Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Atténué La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    À propos de cette œuvre

    Autoportrait — Frederick R. Spencer

    L'Autoportrait de John Frederick Lewis

    Dans cet Autoportrait, John Frederick Lewis s'extrait de la toile pour croiser le regard de l'observateur avec une assurance sereine et introspective. Peinte vers 1849, cette œuvre saisit l'artiste dans un moment de dignité tranquille. Positionné légèrement de biais, sa silhouette émerge d'un arrière-plan sombre et mélancolique qui fait ressortir avec éclat la luminosité de sa peau et le blanc immaculé de son col. La lumière caresse ses traits d'une touche délibérée et directionnelle, projetant des ombres douces qui confèrent à son visage un volume tridimensionnel presque palpable.

    L'homme représenté dans ce portrait porte en lui le poids d'un intellect profond. Son expression, empreinte d'une contemplation calme, suggère un esprit absorbé par les nuances de la lumière et de la forme. Ce sentiment de maîtrise reflète une vie façonnée par de profondes racines artistiques. Né à Londres le 14 juillet 1804, Lewis a grandi dans un univers où le langage visuel de l'art était une présence constante. Fils de Frederick Christian Lewis, graveur et peintre de paysages, il a hérité d'une lignée qui a sans doute nourri son approche méticuleuse de son propre art.

    Une profonde sensation d'intimité se dégage de cette rencontre. La perspective à hauteur d'yeux établit un lien respectueux et immédiat entre le spectateur et le sujet. Bien que la palette demeure sobre, dominée par des noirs profonds et des tons terreux feutrés, le modelage subtil du front et du cou révèle une véritable maîtrise de la peinture à l'huile. C'est le portrait d'un homme qui comprend la puissance de l'ombre et la force silencieuse que recèle un regard fixe et assuré. John Frederick Lewis demeure pleinement présent dans cette œuvre, son image préservée par l'application magistrale de la lumière et du pigment jusqu'à son décès, le 15 août 1876.

    Composition visuelle et sujet

    Un portrait à l'huile formel et digne du milieu du XIXe siècle émerge des ombres, présentant une vue en buste d'un homme. Assis légèrement décentré, le corps incliné vers la gauche du spectateur, son regard rencontre directement l'observateur avec un air d'introspection et d'équilibre intellectuel. Ce regard soutenu et imperturbable crée une connexion intime, entraînant le spectateur dans sa présence calme et sérieuse. La composition repose sur un sentiment d'immobilité et de gravité, capturant un instant de profonde réflexion sur soi.

    L'éclairage rappelle le clair-obscur, projetant une lumière directionnelle unique sur les traits du visage. Cette technique crée des ombres douces qui apportent un réalisme anatomique et une sensation de volume tridimensionnel aux joues, au front et au cou. Une telle illumination dramatique met en valeur les tons de peau lumineux du sujet, donnant l'impression que le visage rayonne contre l'obscurité environnante. Le blanc éclatant de son col offre un contraste net et lumineux aux tons plus profonds de sa tenue.

    La palette de couleurs demeure sombre et sobre, dominée par des noirs profonds et des bruns foncés. Ces tons denses se fondent dans un arrière-plan de couleurs terreuses et feutrées, garantissant que rien ne vienne distraire l'attention du sujet lui-même. L'obscurité enveloppe sa silhouette, accentuant la structure de ses vêtements et la clarté de son expression. Chaque ombre et chaque reflet travaille à construire une sensation de profondeur, ancrant la figure dans un espace de dignité silencieuse et ombragée.

    Technique et style artistique

    L'huile sur toile révèle ici une maîtrise absolue du réalisme classique, où chaque coup de pinceau semble s'efforcer de bâtir une présence presque tangible. Une source de lumière directionnelle unique balaie la composition, plongeant un côté du visage dans une ombre délicate tout en illuminant l'autre. Cette application méticuleuse de la lumière crée un effet de clair-obscur, conférant à l'œuvre un profond sentiment de réalisme anatomique. Un modelage subtil vient définir le front, la courbe de la joue et la ligne du cou, offrant au sujet un volume tridimensionnel palpable. La texture demeure remarquablement lisse, signature des techniques de peinture à l'huile les plus raffinées qui évitent tout empâtement lourd ou visible.

    La précision rencontre la douceur dans la manière dont l'artiste traite les contours du sujet. Si les lignes traversant les traits du visage sont douces et estompées pour imiter la transition naturelle de la lumière sur la peau, une approche différente vient définir la tenue vestimentaire. Le col blanc montant est rendu avec des contours bien plus nets, créant une silhouette tranchante qui se détache des tons plus sombres des vêtements. Ce contraste entre le dégradé délicat de la chair et la clarté structurelle du col attire irrésistiblement le regard vers le regard direct du sujet. La palette sombre et sobre, composée de noirs profonds et de tons terreux feutrés, garantit que la luminosité de la peau demeure le point focal absolu de l'œuvre.

    La carrière artistique de John Frederick Lewis

    Les fondements de son art prennent forme dans l'atelier de Sir Thomas Lawrence. C'est là que le jeune artiste affine une précision qui marquera l'œuvre de toute une vie. Il y développe un dessin sûr et un engagement envers le détail infime, lui permettant de saisir le monde avec une clarté saisissante. Ses mains oscillent entre la délicatesse de l'aquarelle et la densité de l'huile, traduisant parfois ses visions par les lignes tranchantes de la lithographie. Il ne se contente pas d'observer ; il consigne les textures de la vie avec une main constante et disciplinée.

    Son ascension professionnelle fait de lui une figure centrale de la scène artistique anglaise. Il acquiert une reconnaissance en tant qu'associé de la Royal Academy en 1859, une distinction qui précède son élection en tant que membre de la Royal Academy en 1865. Son influence s'étend jusqu'à la direction de ses pairs, puisqu'il préside la Society of Painters in Water Colours entre 1855 et 1858. À travers ces fonctions, sa présence dans le monde de l'art londonien s'établit durablement.

    Si ses premières années sont consacrées aux sujets animaliers, sa véritable vocation émerge de sa fascination pour la Méditerranée et l'Orient. Il devient une figure de proue de la peinture orientaliste, se spécialisant dans des scènes qui transportent le spectateur vers des terres lointaines. Son œuvre insuffle la vie aux motifs complexes et aux intérieurs domestiques de ces régions, maintenant une attention méticuleuse portée au moindre détail.

    Voyages et influences orientalistes

    Le regard de l'artiste se tourne souvent vers les paysages baignés de soleil et les motifs complexes rencontrés au fil de ses vastes voyages. Après avoir parcouru l'Europe en 1827, son intérêt se déplace vers la Méditerranée et l'Afrique du Nord. Entre 1832 et 1834, il erre à travers l'Espagne et le Maroc, capturant l'essence même de ces régions. Cette période donne naissance aux lithographies détaillées connues sous le titre Sketches and Drawings of the Alhambra, qui préservent les nuances architecturales du paysage espagnol. Son œil traque les textures spécifiques des terres étrangères, traduisant la lumière et l'ombre des rivages lointains sur sa toile.

    Une transformation profonde s'opère lorsqu'il se tourne vers l'Orient. À la suite d'un voyage en Orient en 1839, sa vie s'entrelace intimement avec l'atmosphère du Caire. Il passe plusieurs années à vivre dans un manoir traditionnel de la cité égyptienne, s'immergeant dans les rythmes quotidiens de la localité. Cette proximité permet un rendu méticuleux d'intérieurs égyptiens hautement détaillés, où le jeu de la lumière à travers les espaces domestiques devient un thème central. Le calme de ces pièces et la précision de leur mobilier reflètent une vie vécue au cœur de la beauté profonde de l'Orient.

    Œuvres notables de l'artiste

    Avant que son regard ne se tourne vers le Moyen-Orient, la main de l'artiste insuffle la vie aux animaux du paysage anglais. En 1826, il capture l'essence du sauvage et du domestique à travers diverses études. Il produit des estampes de grands félins et présente au spectateur douze animaux domestiques différents. Ces premiers efforts ouvrent la voie à des compositions plus vastes et plus ambitieuses, telles que deux grandes scènes mettant en scène des animaux au cœur de la verdure de Windsor Great Park.

    À mesure que son regard se tourne vers la Méditerranée et l'Orient, la précision de son œuvre s'aiguise. Une aquarelle intitulée Un Bédouin capture son style emblématique, tandis que Une jeune femme turque offre un autre aperçu saisissant des peuples qu'il rencontre. Sa fascination pour l'architecture trouve une expression dans Le Ramesseum à Thèbes, où chaque ligne structurelle exige l'attention. Dans ses peintures à l'huile, l'atmosphère change ; La vie du harem à Constantinople présente une vue détaillée de la vie domestique, tout comme la peinture à l'huile de 1850, Le Harem.

    Artiste et musée

    Artiste

    Frederick R. Spencer

    Né(e) à Lenox, États-Unis

    Jeunesse, Famille et Formation Artistique

    Frederick R. Spencer vit le jour le 7 juin 1806 à Lenox, dans l'État de New York. Il grandit au sein d'un foyer dirigé par son père, le général Ichabod Smith Spencer, avocat et premier maître de poste de Canastota. L'intérêt du jeune garçon pour les arts visuels commença à s'affirmer dès l'âge de quinze ans. Il passa alors du temps à contempler une exposition de portraits de Ezra Ames, une rencontre qui laissa une empreinte indélébile sur son regard naissant.

    Sa formation initiale fut le fruit d'une découverte progressive et d'un accompagnement informel. Après avoir fait ses premiers pas dans la peinture de portrait à la Middleboro Academy d'Utica, il attira l'attention de William Dunlap. Ce lien lui permit de bénéficier de leçons informelles qui vinrent façonner sa compréhension première de l'art. Il consacra ensuite de longues heures à esquisser des moulages à l'American Academy of the Fine Arts, apprenant les nuances physiques de la forme par la seule force d'une observation attentive.

    En 1825, Frederick R. Spencer s'installa à New York pour poursuivre une éducation plus formelle. Il s'inscrivit à l'American Academy of the Fine Arts, où il étudia sous la direction de John Trumbull. Le président de l'académie, séduit par son travail, offrit au jeune artiste l'enseignement nécessaire pour passer du statut d'étudiant pratiquant l'esquisse à celui de peintre professionnel.

    Carrière professionnelle à New York

    Après être retourné à Canastota en 1827 pour entamer son œuvre de portraitiste, Spencer finit par regagner la métropole de New York. Il y établit son atelier et s'imposa rapidement comme une figure incontournable des cercles artistiques de la ville. Dès 1832, il atteignit le rang d'académicien au sein de l'American Academy, une distinction qui témoignait de son ascension fulgurante. Son influence au sein de l'institution ne fit que croître, puisqu'il siégea au conseil d'administration de 1833 à 1835.

    Sa présence sur la scène professionnelle se consolida par ses affiliations prestigieuses avec la National Academy of Design. Nommé membre associé en 1837, il accéda au statut de membre titulaire en 1846. À la fin des années 1840, il assuma des responsabilités administratives de premier plan, occupant la fonction de secrétaire correspondant de l'Académie de 1849 à 1850. Il choisit toutefois de renoncer à ce poste pour consacrer toute son attention et son génie à sa peinture.

    Technique et style artistique

    Sa touche picturale ne laisse que peu de place à l'imagination. Travaillant dans un style linéaire d'une extrême fluidité, il privilégiait un haut degré de finition qui effaçait toute trace de l'outil, créant ainsi une surface d'une précision remarquable, à la fois maîtrisée et délibérée. Avec les années, cette approche a atteint une telle perfection que ses œuvres semblent presque photographiques, capturant une immobilité qui imite la clarté cristalline d'un objectif.

    En tant que portraitiste, il se consacrait à la fidélité du réel. Spécialisé dans les ressemblances conventionnelles, il cherchait à consigner les traits exacts de ses sujets plutôt que de les interpréter à travers l'émotion brute ou l'abstraction. Si sa réputation s'est bâtie sur ces représentations directes de l'être humain, il a également porté son regard vers les scènes de genre et les sujets littéraires. Ces compositions lui permettaient de s'affranchir de la rigueur de la pose formelle pour explorer de nouveaux agencements narratifs.

    Frances Ludlum Morris (Mrs. Robert Morris) (?), vers 1838

    Les dernières années et la fin d'un parcours

    Dès 1858, la régularité de son travail de portraitiste lui avait offert une stabilité suffisante pour envisager un changement de rythme. Délaissant l'effervescence de la métropole, il s'installa dans une ferme du nord de New York. Cette transition marqua une rupture avec les cercles formels de la National Academy of Design, où il avait autrefois exercé des fonctions de direction. Il consacra ses dernières années à Wampsville, dans l'État de New York, s'éloignant ainsi des centres urbains qui avaient forgé sa renommée.

    Cette vie paisible à Wampsville perdura jusqu'en 1875. Il s'éteignit le 3 avril 1875, après une brève maladie, et fut inhumé au cimetière de Mount Pleasant, à Canastota. Sa disparition mit un terme à une longue et fructueuse carrière, un voyage artistique qui l'avait mené de l'étude minutieuse des moulages et des gravures à la création de portraits saisissants pour de nombreux citoyens illustres.

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    L'héritage pictural de Frederick R. Spencer voyage à travers les plus prestigieuses collections des États-Unis. Ses portraits, témoins d'une époque révolue, peuvent être rencontrés au sein du Metropolitan Museum of Art ou dans les galeries majestueuses du Brooklyn Museum. Ces œuvres font partie intégrante des collections permanentes de ces institutions, précieusement conservées comme des fragments essentiels de l'histoire de l'art.

    D'autres chefs-d'œuvre de sa main sont conservés par le Los Angeles County Museum of Art. Pour ceux qui se tournent vers la capitale, la National Gallery of Art abrite également des œuvres de l'artiste. Ces collections magistrales détiennent les traces de sa vie de portraitiste et de peintre de genre, permettant au public de redécouvrir l'élégance de ses sujets et la précision de ses traits.

    Musée

    Los Angeles County Museum of Art

    Exposé à Los Angeles, États-Unis d'Amérique

    Origines et histoire du Los Angeles County Museum of Art

    Le Los Angeles County Museum of Art a émergé d'une période de transformation profonde pour le paysage culturel de la ville. Il est né de l'ambition partagée d'Edward W. Carter et de Howard F. Ahmanson Sr., dont la vision a contribué à façonner les premières orientations de l'institution. Avant de devenir l'entité indépendante et dédiée à l'art qu'elle est aujourd'hui, l'institution a évolué à partir du Los Angeles Museum of History, Science and Art. Ce lignage relie le campus moderne à une longue tradition de préservation de l'histoire diversifiée de la région.

    En 1961, le Los Angeles County Museum of Art a été fondé, marquant une rupture avec sa structure multidisciplinaire précédente. Dès 1965, l'institution s'est installée dans son complexe actuel sur Wilshire Boulevard, s'affirmant comme un espace dédié à l'étude et à l'observation artistiques. Cette transition a permis de porter un regard plus spécialisé sur l'évolution de l'expression créative à travers les millénaires. Aujourd'hui, il a la distinction d'être le plus grand musée d'art de l'ouest des États-Unis.

    L'Architecture du Campus du Musée

    La genèse du musée est intimement liée à l'architecture visionnaire de William Pereira. Ce campus moderniste se définit par ses façades de verre s'élançant vers le ciel et ses formes géométriques qui imposent une présence singulière au sein du paysage. La configuration des lieux a évolué au fil de plusieurs extensions majeures, chacune apportant un langage structurel unique au site. Le bâtiment Robert O. Anderson, dédié à l'art du XXe siècle et conçu par le cabinet Hardy Holzman Pfeiffer Associates, insuffle une logique spatiale spécifique à la collection. À proximité, le Pavillon de l'art japonais, œuvre de Bruce Goff, propose un rythme architectural tout à fait différent.

    La matérialité et la lumière sont les maîtres-mots des expansions les plus récentes. Le Pavillon Resnick, conçu par Renzo Piano, joue sur l'alliance du verre et de la pierre pour instaurer un sentiment de permanence. À l'opposé, le musée d'art contemporain the Broad offre un espace aux plafonds vertigineux et dépourvu de colonnes, permettant une contemplation sans entrave des œuvres exposées. Ces structures variées composent un environnement complexe où coexistent, en un dialogue harmonieux, différentes époques du design.

    Une Diversité de Collections

    Les collections du musée embrassent six millénaires d'expression artistique, regroupant plus de 150 000 œuvres. Cette immensité permet une confrontation silencieuse et profonde avec l'évolution de la créativité humaine à travers les âges. La collection de peintures européennes impose une présence magistrale au sein des galeries, offrant une rencontre directe avec l'histoire de l'art occidental. À proximité, la collection d'art asiatique dévoile des sculptures complexes venues du Japon et de Chine, où le poids et la forme de la matière semblent murmurer des siècles de tradition.

    L'identité régionale de cette terre trouve son expression la plus pure à travers les collections d'art californien. Ces œuvres reflètent le caractère singulier du paysage et l'âme des habitants de la région. Parallèlement à ces strates historiques, le musée maintient une présence substantielle dans l'art moderne et contemporain, là où le dialogue entre le passé et le présent demeure une constante vibrante. La présence physique de ces objets tisse une chronologie continue de la pensée humaine et du langage visuel.

    Magdalen with the Smoking Flame, 1640

    Weeping Coconuts or Coconut Tears, 1951

    Portrait of Jacopo (Giacomo) Dolfin, 1532

    Jeannette I, 1913

    Tokugawa Iemitsu Receiving Lords in Audience, 1875

    Monumental Head of Jean d, 1971

    Principales acquisitions et donations

    L'assise de la collection artistique trouve son origine en 1918, portée par un don de peintures américaines qui marqua la naissance d'un espace dédié aux beaux-arts au sein de l'institution. Ce premier afflux d'œuvres a jeté les bases d'un sanctuaire culturel, avant que la collection Balch ne vienne enrichir les galeries d'une présence magistrale d'œuvres néerlandaises et flamandes, mettant en lumière la précision technique et la virtuosité de ces traditions séculaires.

    La présence de Rembrandt au sein de la collection s'est consolidée au fil de contributions emblématiques qui ont façonné l'âme du musée. En 1953, J. Paul Getty a fait don du Portrait de Marten Looten, peint en 1632. Cette étape fut suivie, en 1969, par l'acquisition du Portrait de Dirck Jansz. Pesser, offert par Armand Hammer. Enfin, en 1972, la société Ahmanson a contribué à l'éclat de la collection en offrant la Résurrection de Lazare, renforçant ainsi le patrimoine exceptionnel consacré au maître hollandais.

    Expositions et art public

    L'expérience du campus s'étend bien au-delà de l'intimité des galeries intérieures pour embrasser des installations en plein air d'une importance majeure. Dès l'entrée, aux portes du musée, une mise en scène lumineuse intitulée Urban Light met en scène 202 réverbères anciens restaurés. Cet assemblage de lumière et de métal impose une présence constante et poétique dès le seuil du musée. Non loin de là, le paysage est marqué par la puissance brute de Levitated Mass, un bloc de pierre de 340 tonnes sculpté par Michael Heizer, qui semble léviter au-dessus d'un sentier de béton de 456 pieds. Le poids colossal et l'échelle monumentale de la pierre instaurent une gravité toute particulière au sein de ce paysage urbain.

    La programmation du musée oscille avec fluidité entre le visuel et l'auditif, créant une expérience sensorielle complète. L'institution propose régulièrement des cycles de films et des séries de concerts qui investissent les espaces ouverts du campus. Parallèlement, des expositions thématiques insufflent des sujets contemporains au cœur des galeries, à l'instar des portraits d'Obama. Ces présentations éphémères et changeantes garantissent que l'atmosphère du musée demeure dans un flux constant, vibrant au rythme de l'actualité artistique.

    Projets récents et développements futurs

    Le campus traverse actuellement une phase de transformation majeure. Une proposition de l'architecte Rem Koolhaas suggère la création d'une structure unique, surmontée d'une tente, afin de redéfinir la logique spatiale du site. Cette vision aspire à remodeler la manière dont l'institution occupe son espace au sein de la métropole. L'évolution architecturale se poursuit, alors que le musée s'adapte aux nouvelles exigences structurelles et aux impératifs de modernisation.

    En avril 2026, les David Geffen Galleries ont ouvert leurs portes au public. Ces espaces ont été conçus par Peter Zumthor. La présence de ces nouvelles galeries ajoute une strate contemporaine au paysage architectural existant. Elles offrent une manière singulière de rencontrer les œuvres conservées par l'institution, en proposant un environnement maîtrisé dédié à l'observation de l'art.

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

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    Citer cette œuvre

    MLA
    Spencer, Frederick R.. Autoportrait. 1849, Los Angeles County Museum of Art. https://artsdot.com/fr/art/autoportrait-by-frederick-r-spencer_fr/
    APA
    Spencer, Frederick R. (1849). Autoportrait [Painting]. Los Angeles County Museum of Art. https://artsdot.com/fr/art/autoportrait-by-frederick-r-spencer_fr/
    Chicago
    Frederick R. Spencer. Autoportrait. 1849. Los Angeles County Museum of Art. https://artsdot.com/fr/art/autoportrait-by-frederick-r-spencer_fr/
    Harvard
    Spencer, Frederick R. (1849) Autoportrait. Los Angeles County Museum of Art. Available at: https://artsdot.com/fr/art/autoportrait-by-frederick-r-spencer_fr/

    Regardez de plus près

    Autoportrait — Frederick R. Spencer

    Regardez de plus près

    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Combien de visages pouvez-vous trouver ? ____ (notre catalogue en dénombre 1 — êtes-vous d'accord ?)
    4. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : homme, portrait, col blanc. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    5. Revenez sur Dame en brun (1855), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Quiz d'art

    Autoportrait — Frederick R. Spencer

    Connaissez-vous bien cette œuvre ?

    Cochez une réponse pour chacune des 5 questions ci-dessous. Chaque question possède exactement une seule bonne réponse.

    1. 1. Quel est le médium utilisé pour ce portrait ?

      • A Aquarelle
      • B Huile
      • C Lithographie
    2. 2. En quelle année cette œuvre a-t-elle été créée ?

      • A 1832
      • B 1849
      • C 1851
    3. 3. Vers quoi le regard du sujet est-il dirigé ?

      • A Le spectateur
      • B La gauche
      • C La droite
    4. 4. Quelle est la taille de la peinture en centimètres ?

      • A 76.2 x 63.5cm
      • B 63.5 x 76.2cm
      • C 70 x 50cm
    5. 5. Quelle technique artistique est utilisée pour créer de la profondeur par l'ombre et la lumière dans ce portrait ?

      • A Impressionnisme
      • B Clair-obscur
      • C Pointillisme

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

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    1B · 2B · 3A · 4A · 5B

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    À quelle époque «Autoportrait» de Frederick R. Spencer a-t-il été réalisé ?

    «Autoportrait» appartient à l'époque XIXe siècle.

    Quelle est la technique utilisée pour "Autoportrait" et quel en est le style ?

    Dans « Autoportrait », la technique du Huile sur toile rencontre le mouvement Orientalisme.

    De quel pays est originaire l'œuvre Orientalisme « Autoportrait » ?

    «Autoportrait» a été créé par Frederick R. Spencer, né en États-Unis, au sein du mouvement Orientalisme. L'origine de l'artiste lie l'œuvre au Orientalisme tel que pratiqué par les artistes de États-Unis.