Papier

Guide des œuvres étudiantes

Le Phare de Collioure

Nom Classe Date

André Derain, Le Phare de Collioure (1905), Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
André Derain artsdot.com/fr/artists/andre-derain_fr/
Dates de l'artiste
1880 – 1954
Peint
1905
Technique mixte
Huile sur toile
Mouvement
Fauvisme Wild, unnatural colour used straight from the tube — critics called the painters "wild beasts".
Lieu de l'exposition
Musée d'art moderne de la Ville de Paris artsdot.com/fr/museums/musee-d-art-moderne-de-la-ville-de-paris-paris_fr/
Lieu
Paris, France
Sujet ou thème
Paysage côtier
Technique
Huile sur toile
Éléments notables
Composition dynamique

Mise en contexte

Le Phare de Collioure — André Derain

Date de création

  1. 1880
  2. 1890
  3. 1900
  4. 1910
  5. 1920
  6. 1930
  7. 1940
  8. 1950

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 74 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 25. L'artiste est décédé à l'âge de 74. 8 des 165 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de André Derain (1880–1954) ▲ cette œuvre, 1905 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1906 Années d'activité principales : 1906–1924 Œuvres tardives : à partir de 1924

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : artsdot.com/fr/art/similar/andre-derain-le-phare-de-collioure-8yddqa-fr/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Orange #e8a716

    Palette répertoriée

    • #E8A716
    • #746E79
    • #544826
    • #D0C381

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Tons terreux La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Orange
    Intensité
    Vif Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Déclaration Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Forte unité chromatique L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Éclatant Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Couleur vive La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de André Derain au cours des douze derniers mois — 37 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 31,8%9 200 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 9,7%2 800 visites
    3. 3 France 8,3%2 400 visites
    4. 4 Argentine 7,3%2 100 visites
    5. 5 Royaume-Uni 4,8%1 400 visites
    6. 6 Corée du Sud 3,5%1 000 visites
    7. 7 Hong Kong 3,1%900 visites
    8. 8 Italie 2,8%800 visites
    9. 9 Brésil 2,4%700 visites
    10. 10 Chili 2,4%700 visites
    11. · 27 autres pays 23,9%6 900 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de André Derain

    1. 1 Charing Cross Bridge, Londres 15,2%6 800 visites
    2. 2 Paysage à Collioure (également connu sous le nom de Montagnes à Collioure), 1905 6,5%2 900 visites
    3. 3 Femme en chemise, 1906 3,1%1 400 visites
    4. 4 Séchage des voiles, 1905 2,9%1 300 visites
    5. 5 Harlequin et Pierrot, 1924 2,5%1 100 visites
    6. 6 Le Phare de Collioure, 1905 cette peinture 2,5%1 100 visites
    7. 7 Charing Cross Bridge, 1906 2,5%1 100 visites
    8. 8 Bateaux de Pêche, Collioure, 1905 2,2%1 000 visites
    9. 9 Montagnes à Collioure 2,0%900 visites
    10. 10 Le pont de Charing Cross, 1906 2,0%900 visites
    11. 11 Cyprès, 1907 2,0%900 visites
    12. 12 Effet du soleil sur l'eau, Londres, 1906 2,0%900 visites
    13. 13 Portrait of Matisse, 1905 1,8%800 visites
    14. 14 Les Houses of Parliament à Nuit, Londres, 1906 1,6%700 visites
    15. 15 Paysage par la Mer : La Côte d'Azur près d'Agay, 1905 1,6%700 visites
    16. 16 Les Cyprès de Cassis, 1907 1,3%600 visites
    17. 17 The Turning Road, L'Estaque - (129.5x195), 1906 1,3%600 visites
    18. 18 Fishing Boats, Collioure, 1905 1,3%600 visites
    19. 19 Charing Cross depuis le sud-ouest, 1906 1,3%600 visites
    20. 20 London Bridge, 1906 1,3%600 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 56,9% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 309 œuvres de cet artiste, dont 132 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 6, captant 2,5% de cette attention (1 100 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    Le Phare de Collioure — André Derain

    Notes sur cette œuvre

    Rédigé pour ce guide à partir de sources publiées. La notice du catalogue elle-même se trouve dans la première partie de ce guide.

    Année
    1905
    Artiste
    André Derain
    Influences
    Impressionnisme
    Mouvement
    Fauvisme
    Style artistique
    Couleurs vibrantes

    Le Phare de Collioure : Une symphonie fauve de lumière et d'émotion

    L’œuvre d’André Derain, « Le Phare de Collioure », peinte en 1905, n'est pas une simple représentation d'une scène côtière ; c'est une expérience immersive — une explosion vibrante de couleurs et de mouvements qui incarne l'essence même du mouvement fauve. Conservée au Musée d’art Moderne de la Ville de Sapin, cette huile sur toile transporte le spectateur dans le village portuaire pittoresque de Collioure, dans le sud de la France, capturant non seulement un paysage, mais aussi un instant fugace d'une intensité émotionnelle profonde. Le tableau assaille immédiatement les sens par sa palette audacieuse : des jaunes et des oranges ardents dominent le ciel et les édifices, juxtaposés aux bleus outremer profonds et aux verts de la mer et de la végétation environnante. Ce détachement délibéré de la couleur naturaliste était une caractéristique fondamentale du fauvisme — une rébellion contre la tradition académique où la couleur ne servait plus à représenter la réalité, mais à exprimer directement l'émotion.

    La technique de Derain est tout aussi frappante. Il emploie des coups de pinceau lâches et expressifs, appliquant la peinture d'une main visible et énergique. Les formes sont simplifiées et aplaties, privilégiant l'impact de la couleur et de la lumière au détriment du détail méticuleux. On remarque comment il utilise la couleur fragmentée — de petites touches de teintes contrastées superposées les unes aux autres — pour créer des effets miroitants sur l'eau et suggérer le jeu de la lumière solaire. Cette technique, combinée à l'usage de contours audacieux, contribue à un sentiment de dynamisme et d'immédiateté, comme si la scène était en constante mutation sous nos yeux. Le phare lui-même, rendu d'un blanc pur sur ce fond vibrant, agit comme un point focal, attirant le regard du spectateur au cœur même de la composition.

    Une fenêtre sur l'âme du fauvisme

    Pour comprendre « Le Phare de Collioure », il est crucial de saisir le contexte de sa création. La fin des années 1890 et le début des années 1900 ont été témoins d'un profond changement des sensibilités artistiques, alimenté par les avancées de la théorie des couleurs et une insatisfaction croissante face aux contures de l'art académique. Derain, aux côtés d'Henri Matisse, a mené la vague fauve — une période brève mais immensément influente, caractérisée par un usage effréné de la couleur, souvent déconnecté de toute représentation naturaliste. Le terme « Fauves » fut initialement appliqué de manière dérisoire par le critique Louis Vauxcelles, reflétant la perception des critiques face à une œuvre jugée chaotique et primitive. Cependant, les Fauves ont embrassé cette étiquette, y voyant un insigne de rébellion contre les normes artistiques établies.

    Le tableau reflète la fascination fauve pour la lumière et l'atmosphère. Derain ne se contentait pas d'enregistrer ce qu'il voyait ; il tentait de capturer le ressenti de sa présence dans cet instant précis — la chaleur du soleil, la fraîcheur de l'air marin, l'énergie vibrante du port. L'inclusion de plusieurs phares plus petits dispersés dans la scène ajoute une couche de complexité et renforce ce sentiment de mouvement et de richesse visuelle. La composition elle-même est délibérément déséquilibrée, créant une tension dynamique qui fait écho à l'intensité émotionnelle du sujet.

    Symbolisme et résonance émotionnelle

    Au-delà de ses qualités purement esthétiques, « Le Phare de Collioure » porte un poids symbolique significatif. Le phare, symbole traditionnel de guidance et de sécurité, peut être interprété comme une représentation de l'espoir et de la stabilité au milieu du chaos de l'existence. Sa forme blanche et austère contraste avec les couleurs tourbillonnantes du paysage environnant, suggérant un désir de clarté et de direction. Le port lui-même, avec son activité bourdonnante et ses éléments divers — bateaux, bâtiments, passants — incarne les complexités et les contradictions de l'expérience humaine. L'humeur générale du tableau est celle d'une exubérance joyeuse tempérée par un subtil courant de mélancolie — la reconnaissance que même dans les moments de beauté et de vitalité, il existe un sentiment sous-jacent de fugacité.

    Le choix de Collioure comme décor pour cette œuvre charnière est également remarquable. Le village, avec son architecture distinctive et ses paysages côtiers époustouflants, a offert à Derain une toile parfaite pour ses expérimentations artistiques. C'était un lieu où il pouvait explorer librement la couleur et la forme sans les contraintes des attentes traditionnelles. « Le Phare de Collioure » demeure un puissant témoignage du génie de Derain — une célébration vibrante de la lumière, de la couleur et de l'émotion qui continue de captiver les spectateurs plus d'un siècle après.

    Artiste et musée

    Artiste

    André Derain

    Né(e) à Chatou, France

    Jeunesse, Famille et Formation

    En l'an 1880, André Derain entrait au monde à Chatou, un village niché au cœur de la région des Yvelines, en France. Ses premières années furent façonnées par les paysages paisibles de l'Île-de-France, où une curiosité naturelle pour son environnement commença à prendre racine. Dès 1895, il avait déjà entamé un apprentissage autodidacte, cherchant à comprendre le monde visuel par son propre regard plutôt que par l'enseignement formel. Cette période d'exploration solitaire lui permit de développer une manière personnelle de voir, avant que la rigueur d'une académie ne puisse lui imposer sa volonté.

    La voie de la peinture n'était pas sa seule préoccupation. En 1898, il chercha une éducation plus structurée, étudiant brièvement pour devenir ingénieur à l'Académie Camillo. C'est au sein de ces enceintes académiques que sa vie prit un tournant décisif ; il suivit des cours de peinture sous la direction d' Eugène Carrière et y fit la rencontre d' Henri Matisse. Cette rencontre allait changer le cours de son existence, l'éloignant de la précision de l'ingénierie pour le porter vers les possibilités expressives de la toile. Ses ambitions étaient grandes, pourtant son ascension fut interrompue par ses devoirs de citoyen. De septembre 1901 jusqu'en 1904, il accomplit son service militaire à Commercy, une période de séparation qui mit en pause son développement artistique naissant.

    La Révolution Fauve et Collioure

    L'été 1905 apporta un changement soudain et éclatant dans la vie d'André Derain et de Henri Matisse. Ils se rendirent ensemble dans le village de pêcheurs de Collioure, un lieu où la lumière semblait exiger une toute nouvelle manière de voir. Dans ce cadre côtier, l'artiste commença à s'affranchir des règles traditionnelles de la représentation. Son travail, entre 1905 et 1906, fut défini par un colorisme tumultueux qui choqua ceux habitués à des tons plus subtils. Il employait des dessins simplifiés et un usage exagéré de la couleur pour capturer l'essence même du paysage, privilégiant des teintes intenses et pures aux nuances naturalistes du monde réel.

    Cette approche radicale de la peinture suscita une réaction farouche de la part du public et de la presse. Les artistes furent accueillis avec un tel étonnement qu'ils furent surnommés Les Fauves. Ce nom, bien qu'initialement destiné à moquer leur manque apparent de discipline, fut pleinement adopté par le groupe. Les toiles d'André Derain durant ces années-là ne cherchaient pas à répliquer le décor comme le ferait une photographie, mais utilisaient au contraire la couleur comme une expression directe du sentiment. La touche était audacieuse et les palettes saisissantes, marquant une rupture définitive avec tout ce qui avait existé auparavant.

    Paysage à Collioure (1905)

    Bateaux de pêche, Collioure (1905)

    Le Phare à Collioure (1905)

    Les Peintures de Londres et les Commandes

    En mars 1906, le marchand d'art Ambroise Vollard entrevit une nouvelle direction pour l'artiste et l'envoya à Londres. Il ne s'agissait pas d'une simple excursion, mais d'une mission délibérée pour capturer l'essence d'une cité qui était depuis longtemps le sujet de nombreux peintres. André Derain arriva dans la capitale anglaise et commença à percevoir le paysage urbain à travers le prisme d'une couleur intense, s'éloignant de la quiétude de la campagne française. Il chercha à traduire l'énergie de la métropole en une sensation ressentie plutôt que simplement vue.

    L'artiste produisit une série de trente peintures durant cette période, tournant son attention vers la Tamise et l'architecture imposante de la ville. Il ne chercha pas à reproduire les brumes grises souvent associées au fleuve ; il utilisa au contraire des teintes audacieuses pour dépeindre le mouvement de l'eau et les silhouettes des ponts. Sa vision de la ville constituait une rupture radicale avec les études atmosphériques de ses prédécesseurs. Il se concentra sur le poids structurel des monuments et la lumière changeante de l'environnement urbain.

    Charing Cross Bridge, Londres

    London Bridge

    Houses of Parliament at Night, London

    Charing Cross Bridge

    Ces œuvres demeurèrent parmi ses créations les plus appréciées, car elles offraient une perspective inédite sur un décor déjà bien établi. En se focalisant sur la Tamise et le Tower Bridge, il parvint à capturer un sentiment de modernité et un mouvement incessant. L'application épaisse de la peinture et sa palette non conventionnelle lui permirent de dépeindre la ville comme une entité vivante, respirant entre lumière et ombre.

    Évolution vers le classicisme et le style gothique

    Au fil des années, les impulsions les plus sauvages de sa jeunesse ont commencé à s'apaiser. Vers 1907, un changement profond s'est emparé de sa main et de son regard, rendant son œuvre plus austère. Les couleurs débridées qui définissaient autrefois ses toiles ont cédé la place à une approche plus disciplinée. Ce basculement ne fut pas une rupture soudaine, mais un mouvement graduel vers la structure et la forme. Il cherchait une vérité d'un autre genre, une vérité que l'on trouve dans la force tranquille de la composition plutôt que dans le choc chromatique.

    Entre 1911 et 1914, il est entré dans une phase que beaucoup ont qualifiée de période gothique. Durant cette ère, son intérêt pour les Maîtres anciens et les formes classiques s'est fait plus marqué. Il s'est éloigné des pigments éclatants et purs de ses premières années pour rechercher une manière de voir plus maîtrisée et intellectuellement rigoureuse. Ce fut une période de quête, un moment où il est revenu aux fondements mêmes de l'art pour tracer une nouvelle voie.

    La Grande Guerre a une fois de plus bouleversé le paysage de sa vie et de son art. Au lendemain du conflit, il s'est imposé comme l'un des chefs de file d'un mouvement connu sous le nom de « Retour à l'ordre ». Ce nouveau classicisme aspirait à la stabilité et à la clarté dans une époque de changements profonds. Figure centrale de ce renouveau, il a contribué à orienter l'art vers une esthétique plus structurée et traditionnelle. Son travail reflétait ce désir d'ordre, embrassant un sentiment de permanence qui avait fait défaut lors de ses années les plus expérimentales.

    Arlequin et Pierrot, 1924

    La Cène de Jésus, 1911

    Années de maturité et fin de vie

    Au fil des années, l'horizon créatif de l'artiste s'est élargi, dépassant les limites de la toile pour s'aventurer dans l'univers théâtral. En 1919, il a tourné son regard vers la scène, imaginant les décors du ballet La Boutique Fantasque pour les Ballets Russes. Cette incursion dans la scénographie et la création de costumes a révélé un sens du rythme et du spectacle qui venait parfaire son esthétique en pleine mutation. Sa capacité à captiver l'attention par la force de la forme et de la couleur a continué de forger sa renommée auprès de ses pairs, lui valant notamment le prestigieux prix Carnegie en 1928.

    Les dernières décennies de son existence furent marquées par la quête constante d'un nouveau classicisme, s'éloignant définitivement des pulsions sauvages de sa jeunesse. André Derain est resté une figure active du monde de l'art, témoin privilégié des bouleversements politiques qui ont redessiné le visage de l'Europe. Il s'est éteint le 8 septembre 1954, laissant derrière lui un héritage artistique d'une richesse exceptionnelle, ayant traversé avec audace de multiples modes d'expression.

    Héritage et Influence

    Les ondes de choc du mouvement fauve, que André Derain a contribué à instaurer aux côtés d'Henri Matisse, ont rayonné bien au-delà du choc initial provoqué par leurs choix chromatiques. En brisant les liens traditionnels qui unissent la couleur au monde physique, il a ouvert la voie aux innovations structurelles du cubisme ainsi qu'à l'intensité émotionnelle propre à l'expressionnisme moderne. Sa quête incessante d'un nouveau langage visuel a permis aux leçons apprises dans les paysages ensoleillés de Collioure de voyager vers le nord, influençant ainsi l'essor de l'expressionnisme allemand. Il ne s'est pas contenté de peindre ; il a aidé à redéfinir la raison d'être même du coup de pinceau.

    Son influence est demeurée une présence constante pour les générations successives d'artistes cherchant à équilibrer l'énergie brute de ses premières années avec la discipline structurée de son œuvre tardive. Même lorsque son propre style a évolué vers une approche plus austère et classique, l'esprit radical de sa jeunesse a continué de résonner. Il a prouvé qu'un artiste pouvait naviguer entre les teintes sauvages et non mélangées de sa jeunesse et une rigueur intellectuelle plus maîtrisée, sans jamais trahir sa vérité créative. Cette capacité d'adaptation a rendu sa présence dans l'histoire de l'art moderne incontestable, alors même que les mouvements qu'il avait aidé à faire naître se transformaient en des formes entièrement nouvelles.

    Charing Cross Bridge, London

    Harlequin and Pierrot

    The Last Supper of Jesus

    Musée

    Musée d'art moderne de la Ville de Paris

    Exposé à Paris, France

    Un Musée Municipal Majeur à Paris

    Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris est une institution municipale de premier plan, nichée au 11, Avenue du Président Wilson dans le 16e arrondissement de Paris. Dédié à l'étude et à la préservation de l'art moderne et contemporain des XXe et XXIe siècles, l'établissement est, depuis le 1er janvier 2013, l'un des 14 musées de la Ville de Paris intégrés à l'établissement public Paris Musées.

    Sa collection permanente abrite des œuvres magistrales signées par plusieurs figures emblématiques de l'ère moderne. On y retrouve notamment des pièces de Pablo Picasso, Georges Braque et Henri Matisse. Les collections célèbrent également le talent d'Emile Othon Friesz, de Wilhelm Lehmbruck et de Maurice de Vlaminck. Ensemble, ces artistes incarnent la diversité des mouvements qui ont façonné le langage visuel du siècle dernier.

    Le musée propose une sélection pointue d'œuvres qui témoignent de l'évolution fascinante du modernisme. Parmi les trésors de la collection, on peut citer :

    La Luthiste, vers 1910 - August Macke

    Le Phare de Collioure, 1905 - André Derain

    Nature morte aux citrons, 1910 - Roger de La Fresnaye

    Origines et Histoire Architecturale

    Situé dans l'aile est du Palais de Tokyo, le musée est intrinsèquement lié à l'Exposition internationale des arts et techniques de 1937. Si les racines du bâtiment remontent à cette exposition historique, le musée lui-même a été inauguré en 1961. Cette implantation au sein du Palais de Tokyo inscrit l'institution dans un complexe architectural d'envergure, véritable sanctuaire dédié à l'expression moderne.

    Après une période de développement, le musée a bénéficié d'une refonte majeure orchestrée par le cabinet h2o architectes. Ce projet de rénovation, soutenu par un investissement de 10 millions d'euros, visait à moderniser les infrastructures tout en respectant l'âme du lieu. Réouvert au public en octobre 2019, le musée allie désormais la préservation rigoureuse du patrimoine à une adaptation exemplaire aux usages contemporains.

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

    Code QR renvoyant à la page de téléchargement de Le Phare de Collioure

    artsdot.com/fr/art/download/andre-derain-le-phare-de-collioure-8yddqa-fr/

    Citer cette œuvre

    MLA
    Derain, André. Le Phare de Collioure. 1905, Musée d'art moderne de la Ville de Paris. https://artsdot.com/fr/art/andre-derain-le-phare-de-collioure-8yddqa-fr/
    APA
    Derain, André (1905). Le Phare de Collioure [Painting]. Musée d'art moderne de la Ville de Paris. https://artsdot.com/fr/art/andre-derain-le-phare-de-collioure-8yddqa-fr/
    Chicago
    André Derain. Le Phare de Collioure. 1905. Musée d'art moderne de la Ville de Paris. https://artsdot.com/fr/art/andre-derain-le-phare-de-collioure-8yddqa-fr/
    Harvard
    Derain, André (1905) Le Phare de Collioure. Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Available at: https://artsdot.com/fr/art/andre-derain-le-phare-de-collioure-8yddqa-fr/

    Regardez de plus près

    Le Phare de Collioure — André Derain

    Regardez de plus près

    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Notre catalogue répertorie cette œuvre sous : phare, collioure, côte française. Êtes-vous d'accord ? Que souhaiteriez-vous ajouter ou retirer ?
    4. Revenez sur Paysage à Collioure (également connu sous le nom de Montagnes à Collioure) (1905), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Fauvisme : Wild, unnatural colour used straight from the tube — critics called the painters "wild beasts". Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Quiz d'art

    Le Phare de Collioure — André Derain

    Connaissez-vous bien cette œuvre ?

    Cochez une réponse pour chacune des 5 questions ci-dessous. Chaque question possède exactement une seule bonne réponse.

    1. 1. À quel mouvement artistique André Derain est-il le plus associé ?

      • A Cubisme
      • B Fauvisme
      • C Impressionnisme
    2. 2. Le tableau « Le Phare de Collioure » représente une scène se déroulant principalement à :

      • A Londres
      • B Collioure, France
      • C Paris
    3. 3. Quelle est une caractéristique définissant le style fauviste tel qu'illustré par ce tableau ?

      • A Représentation réaliste de la lumière et de l'ombre
      • B Utilisation de couleurs audacieuses et non naturalistes
      • C Rendu détaillé des éléments architecturaux
    4. 4. D'après la description, quel moment de la journée est représenté dans « Le Phare de Collioure » ?

      • A Nuit
      • B Aube
      • C Journée
    5. 5. Le parcours artistique d'André Derain comprenait une brève période d'études en ingénierie. Qu'est-ce qui l'a finalement amené à abandonner cette voie ?

      • A Difficultés financières
      • B Un désir de travailler dans l'architecture
      • C La persuasion d'Henri Matisse

    Mon score : ____ sur 5

    Corrigé — pour l'enseignant

    Ceci commence une nouvelle page imprimée, ce qui permet de l'exclure simplement des exemplaires.

    1B · 2B · 3B · 4C · 5C

    Vérifiez chaque réponse en vous référant à la notice du catalogue de ce tableau

    Questions et réponses

    D'où viennent les visiteurs de «Le Phare de Collioure» de André Derain ?

    Une page Statistiques est disponible pour « Le Phare de Collioure ». Elle présente l'évolution mensuelle des visites de l'œuvre ainsi que des autres créations de l'artiste, avec une répartition par pays et par langue.

    Comment «Le Phare de Collioure» de André Derain lie-t-il Fauvisme au pays d'origine de l'artiste ?

    L'œuvre Fauvisme « Le Phare de Collioure » a été réalisée par un artiste né en France.

    Qui est l'auteur de « Le Phare de Collioure » et en quelle année a-t-elle été créée ?

    André Derain a réalisé « Le Phare de Collioure » en 1905.